Origine


Je viens d’un pays de terre où les lignes sont plates. Origine, je te perds.

Fumées urbaines, couloir de béton. Deux pieds collés au bitume.

Silhouette titube lorsque le souffle manque.

Origine, je te veux. Une fois encore, te toucher, te voir. Origine, je te veux.

La forêt est encore verte et je parle la langue des arbres.

Que les diables m’emportent si j’oublie ma terre.

Que les diables me dévorent si je renie mes racines.

Pays de courants d’air, bosse tassée,

Mes empreintes sont bleues. Suivre la trace jusqu’au jardin du ciel. Vision malicieuse.

Les nuages se transforment. Là-haut, il y a le pays invisible.

Aux portes des gratte-ciels, fermer les yeux, se nourrir de ces parfums d’origine.

Courir dans une forêt de tournesols.

Plonger la main dans un champ de blé.

J’ai soif de cette plaine, de cette eau. Origine, je te veux…

Je lève ma patte aux murmures, aux rires dans les armoires.

Je lève ma patte aux armées d’ortie, aux mains qui tournent la terre.

Paysage mélancolique je te dessine dans les courants d’air de ces palmes électriques.

Et cette eau, je la bois. Puiser le liquide sous la nappe. Substances illicites entament mon corps. Et pourtant, se remplir de cette eau.

Et dans les labyrinthes de béton, je suis étrangère, mon pays est fait de terre.

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