E-NER-GIE


E-NER-GIE

Une journée passée sous le ciel de Paris. Mal aux pieds. Des heures passées à. Flâner. Rêver. Courir après le verbe : écrire. Pompidou et l’expo permanente. Maison de la poésie fermée. Une journée passée sous le ciel de Paris. Humer le parfum des mirages. Silhouettes. Mal aux pieds. La nuit est tombée. Le temps est passé et je ne l’ai pas vu. Se diriger vers une rue et ses images… 118 rue Mont Cenis. J’ai cru me perdre. Je me suis perdue (C’est une mauvaise habitude) Se réfugier dans un bar et attendre et écrire sur mon vieux cahier. Une bière et une heure plus tard. C’est le moment de retourner dans cette rue et de trouver le numéro. Ce soir c’est concert privé. Ce soir c’est concert au studio d’Emi. Ce soir c’est concert de Jacques Higelin. Encore. Je sais. Mais la musique c’est parfois l’addiction volontaire. Se corrompre. Ne pas oublier certains chemins. Oui, j’aime. Cette musique plurielle. Et cette musique là en particulier, celle de Mr Jacques Higelin. Comme une piqûre de rappel. On se perd parfois dans ces trajectoires aphones. Mademoiselle l’énergie ne me laissez pas sur le carreau. « Je montre les crocs, je jure, je les montre. » Mademoiselle l’énergie, ce soir vous serez certainement là dans ce studio. Patience. – Ah mais que cette écriture dérape et sonne mal –

118 rue Mont Cenis. Quelques personnes attendent. Il est 20h et des poussières. Entrer. On entre. Découverte de l’espace. Une petite salle. Lumière bleue. Propagation du regard. Il scrute. S’arrête. Découverte de la scène. Je pensais qu’il s’agissait d’un concert de présentation de l’album. Et je pensais donc, à tort, que la formation serait réduite. Les instruments occupent l’espace. Il ne reste plus qu’à imaginer… La lumière s’éteint. Mal aux pieds. Toujours.

[Ne jamais traverser Paris avec des chaussures semi-neuves avant un concert]

Présentation. Entrée en scène/ Noir/ Dominique Mahut/ Alice Botté/ Christopher Board/ Stéphane Guillaume/ Marcello/ Alberto/ Un temps/ Un deuxième temps/ Applaudissements/ Un autre temps/ Encore un/ Jacques Higelin/ s’installe, prend possession du lieu (ça fait un peu commentaire sportif, non ?)

Quand sonne le piano. Quand sonne la guitare. Envoûtement de l’âme. A l’écoute. Atteindre ou les bas-fonds ou les nuages. Cela dépend du texte, de la note, de la voix. Le choc. Le quatrième. Sur scène. Après Max Black. Après Higelin (mon premier concert). Juliette Gréco. Celui-ci : Higelin à Emi. E/NER/GIE – Une claque – Le déferlement. Comme une vague qui emporte. Au fond des entrailles, ça remue, ça propulse, ça projette.

[MAL AUX PIEDS – COINCEE PAR DES SACS DE LIVRES – LES MIENS – Ne jamais venir avec des tonnes de sacs de livres – Ne pas mettre non plus deux vestes et un chapeau. TROP CHAUD]

E/NER/GIE sur scène. Sous vide. Rayon chanson poétique. Et même si certains textes ne me parlent pas : Egérie… les autres bouleversent… En tête de cortège… Kyrie Eleison… Valse FM… Désordre de la pensée et du souvenir. Pourtant c’est frais. C’était hier. Structurer la pensée. Structurer la pensée.

[Problème informatique- Je viens de perdre la fin du texte – M….]

Les textes se suivent et ne se ressemblent pas. Déflagration du son. Rythmique. Résolument rock. Profusion de la matière. J’aime. Rien de raisonné. Rien de raisonnable. J’aime. Surprenant. Comment fait-il ? Chaque fois, la découverte. Riche. Il adore la vie, l’amour, la mort… ça mord, ça emporte loin… loin de mes orages, loin de mes doutes… La générosité à l’état brut. Donner. Sans relâche. Donner le mot, le son. Aller au bout de soi. Au plus profond. Cracher le mot, puis le caresser. Hésitation. Poète/ et/ ou/ Rédacteur en chef de libération/ Des grains de folie diffusés ici ou là. Pas de frontière. Jeux de lumière excellents… Lignes blanches se dessinent sur le mur, avancent, subliment… Ambiance. Ça participe. Le temps s’est littéralement arrêté. Poésie. Instant. Morceaux se suivent. Donc. En état de crise. Débordent. Bouleversent. Aujourd’hui la crise, Egérie, Coup de foudre, Valse FM (magique), Kyrie Eleison (sublime), Août Put (version soft), Qu’est-ce qui se passe, Champagne… la magnifique Je ne peux plus dire je t’aime au PIANO… Je n’ai pas retenu l’ordre mais ce n’est pas l’essentiel… Il faudrait imaginer ce qui se passe dans la tête de cette petite fille – juste à côté de moi – Alice je crois – Emerveillée – sur les épaules de son papa… 4 ans à peine… Dans ses yeux, ça s’illumine…

[1, 60 m – des poussières – et rien au-dessus, c’est bien dommage, vision morcelée – des grands devant – Alors écouter. Ecouter]

Je ne sais pas. Je ne sais plus. Le temps. Quelle heure. Repères altérés. Bonheur. Après. Présentation des musiciens. Des régisseurs (Stéphane Guillaume, Romain Metra et … pardon, un oubli). Partir. Applaudissements. Partir et revenir et chanter et bouleverser encore. Pars version reggae. Tête en l’air (à la guitare) Ce qui est dit doit être fait. Un cri de révolte. Parler avec son cœur. Une dernière. Seul en scène. Juste le piano et la voix. Moment sublime.

Il faut partir. Mais ce soir encore la tête loin dans les étoiles. Là-haut. Il ne faut pas manquer cette tournée. Je le répète. Mais il se passe quelque chose sur scène. Et ce petit chose est important. La tournée commence. Demain il y aura d’autres trajectoires, d’autres envies, d’autres grains de folie. Mais dans un coin de la tête. Cette nuit là.

Juste un souhait: l’accordéon désaccordé ce serait « chouette »… on peut rêver…

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