« On n’a pas plumé les pigeons ensemble »


Photo de DR

Le concert était initialement prévu le 26 Mars. Un report de date. Et puis enfin… le rendez-vous… 20 heures au Marché Gare. Une salle bien connue des lyonnais. Rodolphe Burger. Jamais vu sur scène. Chaque fois manqué. Chaque fois… l’acte manqué.

Des disques aux sonorités sublimes. Une voix. Des textes magiques signés par le chanteur lui-même mais aussi par Pierre Alféri ou encore Olivier Cadiot. Dans les années 80, Burger était professeur de philosophie. Et oui, les artistes sont partout dans les classes, sur les estrades et ailleurs… En parallèle, il exerce un autre métier… Musicien.  D’abord au sein du collectif Dernière Bande. Ensuite,  dans le désormais mythique Kat Onoma… expérimentation des cordes, mélange exquis et subtil, -sur le fil – « ce gang strasbourgeois demeure l’un des fleurons du rock français, cultivant sur sept albums une musique racée en équilibre instable, obsédante, subtilement imprégnée de blues tendu, de jazz en clair-obscur, de folk urbain et de post-punk ombrageux. » (bio de RB publiée sur son site) Enfin Burger en solo et maître d’oeuvre de nombreux albums… Les collaborations sont multiples… Il a travaillé avec Jeanne Balibar, Alain Bashung, Olivier CadiotFrançoise Hardy, Jacques Higelin…pour ne citer qu’eux… Revenons à cette soirée du 10 Avril…

Après une courte attente… les portes se sont ouvertes… et là sur notre gauche, l’immense Rodolphe Burger et ses yeux bleus… le hasard fait parfois bien les choses… Ne rien dire…  Passer…

Une première partie intéressante… Tara King Th. Un batteur excellent. Quel dommage de ne pouvoir entendre la voix de la chanteuse… gommée par les instruments… Une ambiance singulière… Le public est dans le salon de Tara King, tapis, fauteuil vintage et instruments magnifiques: claviers, claviers, claviers… Bémol: une présence scénique en retrait…

30 minutes plus tard. Les lumières sont éteintes… Entre en scène…  Seul… Une petite table noire, une console, un verre… un tabouret… des guitares… Seul… Un premier morceau envoûtant… La voix posée se propage. Les musiciens entrent à leur tour sur le plateau: un batteur: Arnaud Dieterlen – un pianiste/bassiste: Julien Perraudeau . Les morceaux s’enchaînent avec une belle énergie: Samuel Hall, Marie, The Passenger, Cheval-mouvement, Ensemble, Que sera votre vie? Burger s’amuse. Généreux, il hante la scène, la dessine avec ses couleurs, ses contours. Il donne. La magie opère. Le public est accroché à ses lèvres. Assis sur ce tabouret, il passe d’une guitare à l’autre. Une certaine retenue. Et puis, le Mouvement. Cheval-Mouvement. Mouvement. De la tête. Du corps. Du pied qui tape. Rythmes. Du pied qui frappe. Le rythme. Mouvements. Des pieds. Des mains. Magicien. Il passe, se surpasse… Quelques samples ici et là… On voyage. S’imaginer à Sainte-Marie-aux-Mines, dans cet atelier où l’exploration est constante. J’aime la main sur les cordes, fascinée par cette technique singulière. L’émotion est extrême, sur le fil ou dans les nuages… le spectateur danse et se laisse aller dans ce flot… Rodolphe Burger  poursuivra le concert debout emporté par les notes, balançant des notes toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Le temps. Passe. Vite. Trop vite. Un dernier morceau. Sa musique prend une autre dimension sur scène. Il faut absolument aller le voir. Un rappel: un morceau. Une avalanche d’applaudissements. Grandement méritée. Grand merci pour cette soirée magnifique!!!!

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