Scène poétique… Philippe Beck et Jean-Baptise Monat


 

La Scène poétique, évènement imaginé et programmé par Patrick Dubost, s’est intéressée  à deux poètes: Philippe Beck et Jean-Baptiste Monat

Un joli moment. Qu’il est difficile d’écrire sur ces lectures, sur la lecture. Que dire? Puisque tout a été dit – sur scène. Bref.

La soirée a commencé par un court préambule. Patrick Dubost évoque les différents évènements poétiques du mois et de l’été. Contente d’entendre et de voir ce poète… nostalgie, nostalgie…

La programmation poétique de Patrick Dubost

  • le 20 Juin – au Périscope – 17h: Cabaret poétique
  • le 24 Juin – Bibliothèque (69002 Lyon) – 19h: Les Jeux dits de la poésie
  • le 24 Juin – Librairie l’Etourdi de Saint-Paul: ?
  • du 22 au 27 Juin – Festival Expoésie – Périgueux http://ferocemarquise.org/progexpoesie.php
  • le 29 Juin – Carré 30: La fête de la poésie
  • du 23 au 31 Juillet – Sète – Festival Voix vives

Jean-Baptiste Monat: L’Homme sans réseau

Il dit de lui : « Je nais au mois d’août 1981 en braillant des alexandrins tétramètres. À l’adolescence, afin de conjurer ce mauvais sort je me mets à écrire chaque soir un roman. Hélas, je commence chaque soir par le milieu et cesse chaque soir au bout de six lignes. Ce qui ne donne pas de très bons romans. Je décide néanmoins de demeurer adolescent et de continuer à écrire par le milieu. Puis par jeu, par esprit de contradiction, pour fixer puérilement ces copeaux de littérature inachevée qui me reviennent en désordre, j’ouvre un blog en juillet 2009, intitulé « l’homme sans réseaux » dans lequel je travaille, grandis, rapetisse, publiant l’autre en moi. « Blog » est un joli mot mais un mot pas très sérieux, comme « orang-outang » ou « pelisse » : or je ne poursuis rien de plus sérieux dans la vie que l’écriture de ce blog – que ce jeu qui voudrait percer dans la vie intérieure un jour où respirer, cracher, prier. Momentanément, il ne me semble pas excessif de dire que ce blog m’empêche de crever : à ce rythme-là, je peux tenir dix mille ans. »

Chaque note est précédée d’un numéro. Quatre modalités de lecture « de courts morceaux de bravoure ». Des textes sublimes. Incisifs. Précis. Drôles. Une lecture parfois fragile. Mais. L’univers est là. Riche. Intelligent.

Première modalité: « avec des cure-dents dans les oreilles… »

347 « la crise » – 153 « vanité » – 310 « Fleur » – 376 « lecture » – 277 « la mathématique » – 29 « souvenir » – 172 « généalogie » – 273 « la souffrance » – 269 « la cible » – 366 « interlude » / Jeu de scène –

Deuxième modalité: « il faut imaginer entendre cela dans un train de nuit »

334 « encore des forces » – 149 « Souvenir » (mon plus beau tigre) – 49 « Ville » – 355 « Souvenir la silhouette » – 287 « le sens… ? » (doute sur le titre) – 401 « les miettes » – 253 « l’océan » – 241 « migration »

Troisième modalité: « (…) au moins écrire cela une fois – le lire au moins une fois pour voir »

350 « Sans titre » – 203 « Apprentissage » – 404 « le travail » – 215 « Napoléon » – 303 « l’air » –  356 « l’instant T » – 258 « Aujourd’hui » – 24 « Interlude 2 » / Jeu de scène

Quatrième modalité: « écouter cela en écoutant la mer… en écoutant autre chose »

302 « dans le cirage » – 444 « Sans titre » – 123  » chaque matin je ne sais pas où je vais » – 318 « Roman » – 441 « l’enfant sans réseau » – 295 « Force »

L’homme sans réseaux (notes – presque – quotidiennes) sur :  http://lhommesansreseaux.hautetfort.com/
« Rhétorique de l’alter ego », extraits, dans la revue Verso n°138
« Dans le tronc », paru sur Sitaudis.fr
Critiques littéraires sur Sitartmag.com (de 2004 à 2009)

Philippe Beck

« L’ambition d’une littérature populaire demeure de changer le monde, changer ses dispositions et sensibilités. Chaque page de Philippe Beck est une méditation, écrite dans une langue étonnante, forte, imagée, à la fois déstructurée et cohérente, elliptique et concrète. Elle explore la catastrophe et l’effroi, la violence et le grotesque, visite les ressorts du conte et son désir de pacification du monde. Philippe Beck a publié une douzaine d’ouvrages, aux éditions Al Dante, chez Flammarion ou au Théâtre Typographique, notamment. Un volume proposant une série d’entretiens : Beck l’Impersonnage, lui a été consacré aux éditions Argol, en 2006. » (site source: http://php.bm-lyon.fr/phpmyagenda/infoevent3.php3?id=5343&placesel=1&

Lire. Lire. Philippe Beck a lu ses textes, des extraits de Poésies didactiques et de Chants populaires. J’adore. Ses textes sont magnifiques. Certains diront que la voix est monocorde, d’autres diront que la voix est travaillée, que l’oreille est sensible aux articulations du mot, à ses rouages. Tous seront d’accord sur au moins un point « c’est quand même Philippe Beck!!! » Il faut lire sa poésie. Absolument.

Poésies didactiques: 6 « lire » – 11 – 12 « l’artiste en veut » – 45 ‘bloc de basalte » – 30 « Fatique »

Chants populaires: Ouverture – 9 « Prairie » – 21 « Réversibilité » – 50 « Rêve »

Dernières publications :
Lyre Dure, Nous, 2009 ; De la Loire, Argol, 2008 ; Chants populaires, Flammarion, 2007 ; Déductions, Al Dante, 2005 ; Élégies Hé, Théâtre typographique, 2005 ; Garde-manche Deux, Textuel, 2004 ; Dans de la nature, Flammarion, 2003.

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