Cabaret poétique – 2


Cabaret poétique II

C’était chouette. Je reviens du cabaret poétique. Et c’était bien. Un moment de pur bonheur. Je suis sur un nuage. The nuage. Perchée là-haut. Il faudra pourtant redescendre. Magique!!! J’ai conscience du chemin à parcourir mais je sais que je suis sur le rail, le bon. Quel plaisir de faire son métier, de partager ses textes, sa poésie… Laisser un peu de son empreinte et se laisser dériver. Il faudrait raconter un peu ce cabaret. Comme vous le savez, il est né sous l’impulsion de Frédérick Houdaer. Dorénavant, le rendez-vous est pris: ce sera tous les deux mois. Et c’est une bonne nouvelle. Chaque fois: des rencontres. Chaque fois: le plaisir de l’écoute. Chaque fois: le plaisir de lire. Et en ce qui me concerne, cette lecture était singulière, j’étais entourée par des aimés, par ces gens qui comptent plus que tout et dont l’avis est essentiel. Ils étaient là. J’étais dans une bulle magique: protégée.

Nous sommes arrivés à 14h30 au Périscope – tous, sauf moi, je suis arrivée un peu en retard. Filage. Tester le micro, tenter la lecture. Et à ce moment là, c’était un peu la panique: le texte qui accroche, la langue qui dérape. Sur un bout de trottoir, poursuivre et enregistrer les tentatives. 17h, la salle s’organise, les fauteuils se remplissent…

17h26 et des poussières, Fréférick ouvre et présente le premier duo:

1/ Sarah Pellerin-Ott et Jean-Baptiste Cabaud: Le cantix des cantix – Une reprise du cantique des cantiques. Une écriture ciselée, forte. Un dialogue entre deux amants. J’ai beaucoup aimé le premier texte qui était à deux voix. Un texte qu’il serait intéressant de lire…

2/ Pauline Catherinot. Oui c’était moi. Je suis montée sur le plateau la peur au ventre. Installer le matériel. Au centre. Ecouter du bout de l’oreille la voix de Frédérick et se lancer. Je suis allée vite – un peu trop. J’ai mangé certains mots. C’était une lecture particulière. J’ai rarement été aussi stressée. Mais quel bonheur de lire. Petit à petit, le corps de détend, l’énergie se propage, la jambe gauche ne tremble plus et puis le texte sort… devant… dans la pénombre. J’ai lu les textes suivants: Rouge-cerveau; Crash; No wonderland; Tard; Intox; Profane. C’était un moment merveilleux. Intense. Deviner dans le noir, la présence de ces personnes rares. Merci à eux d’être là.

3/ Patrick Ravella – Patrick Dubost – Serge Rivron: Un moment de pure folie. La poésie sonore était bien là. Un moment savoureux autour d’une table et d’une boîte de Banana. Trois voix qui se mélangent, se répondent, se mêlent, s’emmêlent. Une réelle complicité sur le plateau. Après. Trois lectures: seuls. Découverte de leurs univers respectifs. Une conclusion sur un texte de Patrick Dubost en albanais.

4/ Frédérick Houdaer a lu trois de ses textes. Pardon. A ce moment là, j’étais à la recherche de mon sac. Une tentative désespérée de se désaltérer. Il faudra que je réécoute la captation.

5/ Xtatik. Je poursuis ma découverte du slam. Grand. C’était grand. Une technique incroyable. Une belle leçon.

Ce compte-rendu est court mais il sera certainement complété par vos impressions, vos commentaires. Merci. J’ai quitté le Périscope le coeur plein, les pieds à deux mètres du sol avec un précieux dans mon sac: le dossier de presse de Taram et le Chaudron magique.

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