Areski… Magicien!!!


Magicienne/ Je suis magicienne/

L’air de rien – un petit tour au café de la danse – d’un geste de la main – applaudir – Areski magicien – Comme on aime – Comme on aime – Mardi soir – Je n’attendais pas demain – Ne pas repartir – Ne pas prendre le train. – Rester là – Sur ce fauteuil rouge – Au centre – Comme accrochée – Comme accrochée / Magicienne/ En dehors/ En dedans / Vivre un instant sublime – Un précieux – Un rendez-vous exceptionnel –

Une journée dans les artères de Paname / Flâner/ Le pas léger/ Flâner/ Dans le sac: un carnet (le même), un dictaphone (pour enregistrer les bruits de la ville), un disque (celui d’Areski)/  Une journée à Paname où rien ne s’est passé exactement comme prévu/ Manger dans un restaurant libanais – une découverte – je n’aime pas la cuisine libanaise – pas aimé ce gâteau, qui en cédant sous la dent, a laissé un liquide se répandre sur la langue –  Et puis les rues, les expositions inaccessibles, la maison de la poésie et puis les ponts/ J’aime les ponts et sur leurs contours, je suis magicienne. (Surtout lorsqu’ils mènent sur l’Ile de la Cité) Deux mouettes passent et plus rien n’a d’importance. Une péniche et partir. Que le mouvement des vagues sur cette substance épaisse et verte/ Les jambes parcourent les distances. Paris est parfois loin. Et puis dans la tête, ce rêve – celui de voir et d’entendre la voix de quelqu’un: Areski Belkacem. Une formule magique et s’envoler loin.

19 heures/ Un café/ Toujours le chic pour choisir les endroits où les éclats sont nombreux/ [Veuillez-vous servir au bar: SVP SVP SVP] Un golfeur sur fond rouge / Trente minutes ou une heure ?/ Un doute: Quelle heure? Dans le même café que les musiciens. Percuter après. Et s’engouffrer dans le passage… le sourire aux lèvres, le carnet à la main, se réchauffer avec des mots et des rêves. Silhouette au loin, la reconnaître entre mille. Celle de Brigitte Fontaine. Drapée de noir. Accompagnée. Benoît Mouchart veille.La Brique est éclairée. ça sent les oignons et la cuisine chinoise. Là. Maintenant. Je pourrais. Mais.

Les portes s’ouvrent. Se déposer au centre. Premier rang. Parce que – pas la force d’aller plus haut. Les points de suture se réveillent – griffent la douleur. Ouvrir les yeux. Un Balcon sur la droite: le bar. Pierres blanches sur le fond de scène. Plateau mangé par les instruments. Entendre des morceaux de conversation: « un grand joueur c’est quelqu’un qui accepte aussi la défaite… » Dans les coulisses: une démarche que je connais. Areski scrute la salle. Costume blanc. Chapeau, lunettes et cigarette. De l’allure. Sur la droite, quelqu’un d’autre. Jacques Higelin. Spectateur. Se glisse dans les gradins. Tout en haut. Ce soir, les astres sont lumineux.

Le murmure de la salle s’estompe. Areski entre en scène. Applaudissements. Le sourire sur les lèvres. Debout. Au centre. Respiration. C’est là. C’est maintenant. C’est lui. Areski: magicien!!! J’en rêvais depuis longtemps et voila le piano. J’ai cinq ans et des étoiles dans les yeux. Areski accompagné. Au piano: Dondieu Divin. Au voloncelle: Frédéric Deville. A la contrebasse: Bobby jocky. A la batterie: ?. Au gumbri: David Aubaille. Aux choeurs: Lucrèce Sanssella. L’accueil est chaleureux. Les premières notes /Bonjour Bonsoir (titre qui n’est pas sur le disque – c’est rageant – je ne comprends pas cette distinction entre la version CD et le téléchargement)… Entre Bonjour et Bonsoir… mouvements des mains, du corps, des regards entre les musiciens. La complicité. Le bonheur d’être là. L’énergie. Le cri de joie « les meilleurs de tous les pays, voila, cocher… » – Les repères sont là, dans la pénombre – les mains claquent – les ombres dansent – la pénombre – magicienne – magicien, magicienne – Areski tape, frappe le rythme… se libère… Les yeux fermés, comme une communion intérieure.

Les astres sont lumineux. La musique éclate. La musique se diffuse. La musique – magnifique – libère, libère… Applaudissements. Soir exceptionnel. Il s’en passe… A Cachan y’a du vent. A Paris, y’a Areski et la nuit. A l’intérieur de la poitrine : c’est le coeur battant, c’est l’éruption. Les doigts s’agitent et dessinent les phrases rythmiques. Un mélange savoureux entre inédits et chansons plus anciennes. Areski a pris son temps pour nous offrir ses merveilles. J’veux entendre plus. J’veux découvrir plus. J’veux avoir cinq ans au moins dix minutes par jour. S’émerveiller. Il y a cette modernité qui fait rage, celle des mots couchés sur le papier / avec Brigitte… les ghettos brûleront… ils brûlent encore n’est-ce pas ? – et ça fait peur… alors ce soir, dans le coeur, moi je crois que cette musique là a des pouvoirs… Magie blanche. Magie noire qui chante comme une rockeuse. Faut croire. Faut croire. Faut croire. Parce que ce concert là – va s’arrêter dans une heure, peut-être deux – et à ce moment là – je ne sais pas – Areski j’voudrais vous dire… faut y croire…. c’est comme une force puissante… J’ai perdu la notion du temps. Se promène sur la scène. Tourne le dos. Discute. Partage. Areski le magnifique partage ses notes, ses bijoux… Il n’y a pas de mur, je vous assure, je vous assure… Il y a ces chansons qui bouleversent… L’Air de rien… ça bouleverse, ça remue… Je suis navrée, je ne parviens pas à organiser ma pensée parce que c’était fort, plus fort que moi… Alors. Pas simple. Un océan… grand comme un tapis… Envoûtant!!! Dans le lit de la nuit… un soleil-Areski…

Et puis, la dernière chanson… et il fallait partir… puis revenir pour deux chansons… une surprise… Brigitte Fontaine est là… En blanc. Magnifique… Main dans la main. Seuls devant la scène. Interprétent un extrait de l’Inconciliabule. Applaudissements. Encore quelques mots et quitter le plateau. A ce moment, le visage d’Areski s’est assombri – une impression… Vous reviendrez… Vous reviendrez?

Setlist:Areski: magicien!!!

  1. Bonjour Bonsoir
  2. Magicien Magicienne
  3. Y’a du lard
  4. Le Rocker
  5. Je suis venu te voir
  6. L’Air de rien
  7. Salomé
  8. Mon lit / Un soleil (je fais peut-être une erreur…)
  9. Je suis plus vieux que Tintin (extrait de Nouvelles de l’exil, de Brigitte Fontaine)
  10. Un beau matin (?)
  11. Les Fraises
  12. Personne
  13. Encore une fois le jour va se lever (?)
  14. On n’a qu’à dire comme ça
  15. Quand tous les ghettos brûleront
  16. La dérive (?)
  17. Il pleut sur la gare
  18. Mon Enfance
  19. Les Babouches
  20. Le Billet (avec Didier Malherbe)
  21. Le Triomphe de l’amour
  22. Magicien Magicienne
  23. BONUS avec la merveilleuse Brigitte Fontaine: L’Inconciliabule (p:11) « le grand-père on peut dire qu’il a été heureux »

Il y avait foule. Pas le temps d’attendre alors s’éclipser dans la nuit. S’arrêter un  temps comme pour mémoriser cet instant merveilleux. Jacques Higelin était dehors. Chantonne. Coeur léger. Patiente avant de rejoindre ses amis – certainement… J’ai couché sur le papier quelques mots et puis… se détourner… partir à droite ou à gauche??? C’est toujours la question… Se perdre encore… les pavets se ressemblent tous… pourtant je suis magicienne parce que j’aime, parce que j’aime.

PS: à quand un concert avec Brigitte, Areski et Jacques?

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