After/


Musiciens: Jacques Higelin (chant, piano, guitare), Dominique Mahut (percussions), Christopher Board (claviers), Alice Botte (Guitare), Stéphane Guillaume (guitare, harmonica), Marcello Giuliani (bassiste), Alberto Malo (batteur)

Equipe technique: Stéphane Guillaume, Romain Métrat…

1h15 et des poussières. Rentrer. Sur les épaules. Le poids. Etre dans un entre-deux. 3h40 de spectacle, de musique, de folie. Tellement bien. C’était tellement bien. Sur un nuage… Le retour sur terre est difficile. Le néant juste là et pourtant… le coeur qui bat, qui bat. Vivant. La bouche sèche, pas les mots, pas la force. C’est toujours comme ça. /After/  Toute petite/  After/ D-M- initiales brodées/ Une rencontre décisive/ After/ D’autres lettres. JH/ After/ Sentir la peau. Chuchoter dans le creux de l’oreille des banalités. Il y avait tant à dire. /After/ Des bouts de conversation, ça bute sur la langue – piégée par cette timidité – parfois maladive/ After/ Partir et ne plus se retourner/ After/ des images/ After/ Rentrer dans la nuit, suivre les traces et trouver le chemin – comme ça – à l’instinct /After/ S’installer au clavier – un autre clavier – dans une pièce – pour jouer une autre partition… Dans le creux de l’oreille, gourdon à l’unisson… Gourdonnnnnnnnnnnnn…. (il faut imaginer et mettre une main sur son oreille) c’est beau, ça réconforte…  / Pas de masque ce soir/ Pas de masque/ Pas de Madame/ Que la peau et les os/ Papier / il n’y a que cela qui compte/ Savoir s’il faut écrire en bleu ou en rouge/ Savoir si le mot peut être dit sur une autre scène – cela n’a plus d’importance. Je revendique. Le libre.

La Bourse du travail. Un vendredi soir. J’avais le choix. Carmina Burana ou Jacques Higelin. J’ai hésité un temps. [     ] Se décider. L’envie de voir, d’entendre, de sentir. Encore. Faire le plein d’énergie et se changer les idées. Important. Surtout en ce moment. Se changer les idées… La Bourse du travail. [La dernière fois. C’était pour Bashung et il n’est jamais venu.]

Après quelques minutes d’attente et de nombreux applaudissements. Les lumières s’éteignent. Des ombres pénètrent sur le plateau. Musiciens. Alice Botté, Christopher Board, Alberto Malo, Marcello Giuliani, Mahut. Puis/ Jacques Higelin. Décontracté. Veste et Marinière./ Debout – le parterre – les gradins/ Debout/ Forme mouvante et lyonnaise/ Le public est déchaîné /Ovation. Le concert peut commencer. Il s’installe au piano (enfin je crois – parce que là j’ai des doutes…) et commence par « juste quand tu démarres… le minimum » Higelin ne s’économise pas. Un excellent présage.  Le minimum selon Higelin c’est le maximum.  « juste quand tu démarres… c’est fabuleux ». De l’énergie. De la vie. Du mouvement. Intense. Les mots percutent. Les trajectoires sont précises. Le pied de micro valse lorsqu’il freine le cha cha cha. Magique!!! Le son est résolument rock et ça fait du bien. La voix est un cri – la rage de vivre. Beauté crachée. Higelin. /Poète/ A son piano. A la guitare. La complicité sur le plateau diffuse un parfum enchanteur. Il me semble qu’au fil du temps, les liens se sont resserrés au sein du groupe. Probablement l’une des meilleures formations. Ensemble. Jouer ensemble. A l’image de Christopher Board et d’Alice Botté – deux sales gosses – faisant des bêtises dans le dos de Jacques. Jeux. Il y a ces ingrédients qui marchent et que l’on connaît et puis il y a ces élans furieux, drôles et parfois tendres. Une pluie de chansons entre nouvelles et anciennes, les corps se balancent…   Mona Lisa Klaxon, la merveilleuse Kyrie Eleison – grave… La fille au coeur d’acier.. Sous le charme.  Les cordes claquent, les doigts s’agitent. /Généreux/ Du mal à reprendre son souffle après le déferlement  de Paris New-York. Souffle précipité. Submergé. Show. Crise mondiale. Eddy Merx a bouffé son vélo et je… et je… et je…. éner-gie – é-ner-gie… ENERGIE – ENERGIE -ENERGIE / Lutte contre l’asphyxie. ça fait du bien!!! /Enfin. De la légèreté. Enfin. /Libérer les vannes. libérer les vannes et se laisser porter. Décharge musicale. Dans les veines. Dans le coeur. Se ré-veiller. Se ré-veiller. Energie. Pour la nuit. Pour plus tard. Pour demain. Main s’agite. Vite. Vite. Plus vite. Energie. Frappe les cordes. Frappe. E-ner-gie. / Applaudissements/ DEBOUT/ ça se propage comme une trainée de poudre. Le sillage Higelin.  Il faut suivre la trace. Poseur de girouettes. Un grand manège et des courants ascensionnels. Jacques est bavard ce soir. Entre imagination et réalité, le verbe est précis. Les coeurs vaillants. Le mot de passe de l’ordinateur.  Didier Barbelivien. Hugues Aufray. Michel Sardou: « je vais t’aimer comme personne ne t’a jamais aimée – ce n’est pas une promesse, c’est une menace ».

/Du haut de la scène, vous avez manqué une chute magistrale au deuxième rang. Incroyable. J’avoue. J’ai ri./

Higelin. Maître de cérémonie ne lâche rien. C’est impressionnant. J’aimerais connaître son secret. L’oiseau rebelle aux ailes déchirées est libre comme l’air. Gourdon. Un moment sublime. A l’unisson. C’était beau. C’était grand. C’était à Lyon. Et puis la fin. Parce qu’il en fallait une. Le salut. Sourires aux lèvres. Quitter la scène. Dans la salle. DEBOUT. Chanter… Gourdon… ça tremble, ça respire, ça bouleverse. Quelques minutes plus tard, Jacques revient. Deux chansons. Présentation des musiciens. Des solos incroyables. Une conversation rythmique entre Alberto et Dominique résonne encore dans un coin de ma tête. Je donnerais beaucoup pour entendre ce concert une seconde fois. Mais malheureusement. Art de l’éphémère. Seule la mémoire garde les stigmates de ces images et de ces sons. Pour ma part, il s’agit d’un concert inoubliable et absolument magistral!!! Salut. Les musiciens s’embrassent. Petite danse de Christopher et d’Alice – dans le dos de Jacques – toujours. Et puis. Partir. Jacques s’arrête. Un temps. Et partir vraiment… Les lumières se rallument.

  1. Le Minimum
  2. Coup de Foudre
    1. Le cha cha cha (démonstration…)
  3. J’ai jamais su
    1. Introduction de New orleans – l’histoire de Pamela Norton et de sa rencontre dans un pays lointain le « Metstachaussette »
  4. New Orleans
  5. Mona Lisa Klaxon
  6. Valse MF (à partir de là je ne sais plus l’ordre des chansons)
  7. Qu’est-ce qui se passe à la caisse?
    1. Quelques mots sur la prochaine chanson qu’il a composé pour une personne qui jouait avec lui sur scène
  8. La Fille au coeur d’acier
  9. Paris New-York
  10. La Rousse au chocolat
  11. Champagne (seul avec Dominique) – quelques petites erreurs – les mains quittent le clavier – « c’est ça l’accord? » « quoi » « quoii? » « quoi » « je sais quand même ce que j’ai écrit… »
  12. L… comme beauté
    1. Est-ce que ma guitare est un fusil? (un extrait)
    2. Les Femmes…
  13. Egéries, Muses et Modèles
  14. Août Put / Gourdon – à quand le pélerinage à Gourdon en peau de bête???
  15. Kyrie Eleison
  16. Auprès de mon arbre (de Brassens)/ petit clin d’oeil
  17. Bye Bye

Applaudissements. Un magnifique Gourdon. GOURDONNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

  1. L’Amour sans savoir ce que c’est
  2. Pars

After/ Rentrer/ La tête dans les étoiles mais le coeur lourd/ C’est fini/  C’est fini/ Merci pour ces quelques heures de pur bonheur / J’avais besoin d’aération… Ce concert est arrivé à point nommé… Une piqûre de rappel indispensable pour ne pas oublier la trajectoire.

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