Ödland


Avec: Alizée Bingöllü, Lorenzo Papace, Isabelle Royet-Journoud, Léa Bingöllu

Au bout de la rue Gasparin, chercher une boutique – une boutique de chaussures. Heschung. Un concert. Un concert? Dans. Un lieu insolite. Un groupe insolite. Rue Gasparin. Chercher, chercher et ne plus se perdre. Posés sur le trottoir. Des gens. C’est là, ça doit être là, l’indice est de taille et le déduction est heureuse. S’engouffrer dans la petite boutique guidée par une chef indienne. S’asseoir sur la moquette marron et regarder les murs. Ambiance. Cabinet de curiosité élaboré par Lorenzo Papace et Vincent Pianina. Cadres se mêlent, se superposent, s’exposent. Renard heureux. Lampes. Robes. Cadre et Oiseau la tête dans les à l’envers. Regarde les passants. Et au milieu de cette boutique merveilleuse, se demander si le chat sera là. L’espace scénique est planté et réduit au maximum. On s’entasse. Il faudrait manger de petits gâteaux… EAT ME… EAT ME… pour rétrécir un temps. Le temps d’une partition.

Entrer en scène. Costumes et valise. A l’intérieur. Des merveilles. Des jouets. Machine à écrire. Boîte à meuh. Explosion d’instruments. Piano. Violon. Meuheuh. Ukulélé. Triangle. Hochets. Scie musicale. Meuuhh. Jouets divers. Métalophone. Mélodica… Petit préambule. Deux ans d’existence du groupe. Bougies.

Quelques notes. On plonge. On s’enfonce. Impossible de résister à cet univers magique. Inspirée de l’oeuvre de Lewis Carroll, la musique d’Ödland perfore le miroir et se propage sans détours dans la boutique Heschung. ça berce et je m’éloigne. En lévitation. Maou. Maou. D’abord entre une chaussure et un bocal. Puis. Plus loin. J’ai travaillé il y a quelques temps sur le livre de Carroll. Alors. Forcément. Happée de nouveau. Malédiction merveilleuse. Je bois et mange les gâteaux ödland. Grandir. Rétrécir. Boire du thé ou du chocolat chaud. C’est dans la tête. Sous le chapeau, c’est le mercure qui attaque et titille les neurones-rêves. Comme envoûtée. Meuh. C’est une histoire qui existe dans les livres et sur la moquette marron d’une boutique de la rue Gasparin. Maou. Maou. Meuh. Meuh. Dehors. Les gens s’arrêtent. Les visages s’éclairent. Le spectacle est de l’autre côté. de l’autre côté du miroir. Un petit garçon s’émerveille, les yeux s’allument. Alizée Bingöllü propose une interprétation pétillante. Ce groupe a de la marge. Il ne faudra pas les laisser grandir. Ne pas oublier ces petits bouts d’enfance. Se glisser dans les chaussons et prendre les notes magiques. Un temps. La chef indienne fait rentrer quelques enfants qui vont s’installer dans les hauteurs. Têtes et bras sortent du mur. Des bouts de vie. Assise sur un banc ikéa. J’imagine. Les yeux de l’oiseau… Dans la boîte crânienne, ödland est né. Faut partir. Les applaudissement se sont envolés. Espace. Après. Partir . Dans les oreilles: des notes, des bouts de moquette, des yeux de renard, des boîtes à meuh. Je ne connais ni le jour ni la nuit. Ailleurs. Ailleurs. Dans le sac…un disque: Ottocento… c’est comme ça, partir…

http://odland.fr/

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