Do you speak english? Non. Alors Brad Scott


Une langue. Une voix. Une énergie rock. A l’autre bout du fil: Mr Brad Scott. Un accent anglais. Une musique colorée.  De la fantaisie. Après avoir travaillé avec de grands noms de la chanson française: Arthur H, Bashung ou encore Higelin, Brad multiplie les projets: compositions, réalisation etc etc… Il est finalement passé de l’autre côté pour ajouter une corde à son arc: Chanteur-Compositeur-Interprète. Le Jardin poétique se penche sur cet univers singulier et acidulé pour vous proposer un premier portrait. Do you speak english? Non. /Nous. / Très mal. Alors on Brad Scott couramment. C’est Bonheur!!! Sur la banquise, il y a des ours blancs, des esquimaux, un chanteur anglais et puis y’a nous. Alors aujourd’hui, on se laisse emporter par une vague anglaise. Par une double actualité. Un premier album: Brad Scott 1er. Un autre disque avec son groupe The Serge gainsbourg expérience. Deux excellentes nouvelles pour commencer l’année. Elle sera riche. Elle sera rock. Elle sera Scott.

L’album Brad Scott 1er est, pour le moment composé de cinq chansons: Pepita; Pif, paf, pouffes; La délicate; 45 kilos et 150 tonnes; La banquise. Il faudra attendre encore quelques temps pour découvrir de nouvelles chansons. Les  textes sont signés Pierre Berville. Brad a composé la musique. L’album est riche et entraînant. Ukulélé. Orgue – ça pulse, ça emporte et on en redemande.  A chaque chanson: son décor, sa tonalité. Sous le charme, on passe d’une émotion à l’autre. Une explosion légère envoûte. Ne cherchez pas à résister, c’est impossible. Une seule chose à faire: appuyer sur la touche repeat.

L’album est en vente sur itunes, virgin ou encore la fnac: http://telecharger-musique.fnac.com/fm9100823/Brad-Scott-Brad-Scott-1er

The Serge Gainsbourg expérience est un excellent groupe. Un son. Une énergie. Une puissance. Un soupçon de folie. Ils reprennent un artiste majeur et incontournable: l’immense Serge Gainsbourg. L’album sort le 17 Janvier et il est composé de douze chansons. Nous pourrons découvrir une interprétation de Requiem pour un twister. Un disque pour les fans. Une tournée va démarrer prochainement et on a hâte.

  • Brad Scott 1er

http://www.myspace.com/bradscott1er

https://twitter.com/#!/BradScott1er

Pauline Catherinot : Tu as travaillé avec de nombreux artistes (Bashung, Higelin, Renaud, Arthur H), que retiens-tu de ces expériences et peux-tu nous en dire plus sur ton parcours?

Brad Scott: Je crois que grâce à tout ça… J’ai tourné partout en France, il n’y a pas beaucoup d’anglais qui connaissent aussi bien la chanson française. Pour ce qui est des artistes avec qui j’ai travaillé… chaque artiste est différent. Avec Arthur, on a partagé beaucoup d’aventures sur scène et dans la vie. On a travaillé quinze ans ensemble. Avec Bashung, c’était très différent, il n’y avait pas le côté ami, au moment où j’ai travaillé avec lui, c’était en artiste en pleine maturité. Il y avait toujours quelque chose à prendre. Et Higelin, c’est Jacques Higelin. Un phénomène… (un éclat de rire) c’était épuisant

Pauline Catherinot : Tu as composé à plusieurs reprises pour le cinéma. Tu viens de sortir ton premier album. Comment on aborde la composition. Quelles sont les différences?

Brad Scott:  La chanson c’est un peu comme un mini film, une mini histoire. Il y a plus de liberté dans la composition de musique de films. C’est abstrait. On est pas obligé de respecter les formes. Il faut trouver, pour la chanson, une manière de s’exprimer, de dire ce que l’on ressent.

Pauline Catherinot : Comment ce projet est-il né?

Brad Scott:  C’est quelqu’un qui est venu me chercher. Il avait des textes et il aimait bien ma voix. J’ai composé les musiques.

Pauline Catherinot : Comment s’appelle cet auteur?

Brad Scott:  Pierre Berville

Pauline Catherinot : Quelles étaient les exigences? Comment as-tu travaillé?

Brad Scott:  Tout s’est passé très vite. J’ai composé les thèmes et j’ai joué avec des gens adorables. On s’est beaucoup amusé en studio.

Pauline Catherinot : Pourquoi ce titre Brad Scott 1er?

Brad Scott:  Tout simplement parce que c’est mon nom

Jardin poétique: Comment as-tu vécu cette première sortie?

Brad Scott:  C’est assez étrange. Je n’ai pas l’habitude d’être le chanteur, d’avoir ma photo sur une pochette. C’est curieux. Et puis je me suis rendu compte que j’étais assez pudique, je ne suis pas encore à l’aise avec tout ça. J’ai attendu très longtemps pour faire ce disque alors…

Pauline Catherinot : Comment l’album a-t-il été reçu par la critique, les médias, les gens? Comment se passe la diffusion?

Brad Scott:  Tout devient téléchargeable. Il est difficile de savoir à quel moment le disque est sorti? Est-ce au moment où il est téléchargeable…

Pauline Catherinot :Tu seras bientôt à la Boule Noire (au mois de Janvier), comment abordes-tu cette scène? Il est question que tu chantes des inédits écrits avec Boris Bergman, peux-tu nous en dire plus?

Brad Scott:  Le concert à la Boule Noire est reporté… à cause du projet Gainsbourg. On m’a fait comprendre qu’il était difficile, en France, d’avoir deux actualités, de défendre deux projets. Pour la promotion, il était difficile de privilégier un projet plus qu’un autre. J’ai donc mis en suspension ce projet. Je me suis d’abord engagé sur le projet Gainsbourg. Et puis, on va faire une grosse tournée. Et pour Boris Bergman, je ne sais pas si tu sais, mais il a traduit les textes de Gainsbourg. Nous nous sommes rencontrés et puis il m’a écrit deux textes.

Pauline Catherinot : L’album est actuellement composé de cinq chansons, est-ce que nous aurons le plaisir t’entendre d’autres chansons?

Brad Scott:  Il y en aura douze. Mais je ne sais pas à quel moment l’album va sortir. C’est en suspens.

Pauline Catherinot : Tu sors également un album avec ton groupe The Serge gainsbourg expérience, vous vous attaquez à un monument de la chanson française: pourquoi ce choix?

Brad Scott:  Je suis un grand fan de Gainsbourg, pour moi, c’est le maître, c’est le plus grand. Et puis ensuite, je me suis dit après avoir joué avec Higelin, Bashung, Arthur. Il me reste qui? Il y a Gainsbourg. Je ne peux pas jouer avec mais je peux le jouer. Son univers est très riche, il y a tellement de styles. C’est une oeuvre très tentante, très riche. En anglais, on dit que c’est… Et puis enfin, j’ai un ami qui travaille dans le Proche-Orient et qui avait un projet autour de Gainsbourg. Il m’a demandé si j’étais partant. Et oui, je l’étais. Nous sommes allés en tournée là-bas.

Pauline Catherinot : On retrouve dans ton parcours de nombreuses reprises: Mickaël Jackson, Lennon, Gainsbourg, comment abordes-tu ces chansons?

Brad Scott:  On ne voulait pas faire comme lui il a fait. Le groupe a un son… versatile très fort. On a une couleur assez rock. Souvent les gens reprennent les chansons du début. Nous on voulait faire quelque chose de différent… quelque chose pour les fans avec une énergie rock. Et puis pour le choix des morceaux, c’était aléatoire. On a pris les chansons que j’avais envie de chanter. Certaines sont peu connues comme Requiem pour un toaster.

Jardin poétique: Qui se cache derrière The Serge Gainsbourg expérience?

Brad Scott:  Le groupe se compose de six personnes. Brad Scott : Chant, Ukulele – Célia Scott : Chant – Gul : Guitares, Chant  –Sébastien Palis: Rhodes, Hammond, Accordéon – Thibault Cellier : Contrebasse – Jérémie Piazza : Batterie – J’avais travaillé avec le guitariste à la réalisation de ses albums. Et la plupart des musiciens viennent de son ancien groupe. C’était comme une évidence. Ils sont excellents.

Pauline Catherinot :Quel regard portes-tu sur la chanson française actuelle?

Brad Scott:  Je ne sais pas exactement ce que c’est. Qu’est-ce que c’est la chanson française aujourd’hui. J’ai entendu à la radio aujourd’hui que les plus grandes ventes de la chanson française correspondaient au rap. Mais est-ce que le rap c’est la chanson française. J’aime beaucoup le rap. On constate qu’il y a énormément de groupes de rock qui chantent en anglais. Pourquoi vous ne pouvez pas vous exprimer dans votre propre langue? C’est un peu triste. Moi je chante en français mais je suis en France. Le danger c’est que la chanson française s’enferme dans un ghetto nostalgique. Mais il y a beaucoup de gens talentueux.

Pauline Catherinot : Plutôt Teppaz présence ou oscar?

Brad Scott:  Je suis un peu divisé entre les deux. J’en ai deux de chaque. Mais je suis plutôt présence.

Pauline Catherinot : Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite?

Brad Scott:  On a envie de jouer avec le groupe sur des grandes scènes lors des festivals. On a quelque chose de fort à proposer, de très énergique. Faire bouger la foule. L’envie de chanter. On a une tournée de prévue, on a un tourneur qui nous a pris sous son aile et on espère que l’on viendra jouer sur Lyon

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. sophie Thenoz dit :

    « Requiem pour un toaster » c’est la nouvelle version du twist ?

    1. Bonjour Sophie, je ne sais pas si j’ai compris ta question. Peux-tu préciser stp?? Merci. Excellente soirée

  2. sophie Thenoz dit :

    en tous les cas ça va toaster à Lyon !

    1. J’espère!!! Il s’agit d’une nouvelle version de la chanson de Gainsbourg 😉

  3. sophie Thenoz dit :

    doubllllllle ❤

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