Drôle d’immeuble


Drôle d'immeuble

Une création collective Amphigouri Théâtre

avec Nathacha Picard, Michel Le Gouis, Julien Picard

Création marionnette Emmanuel Volant

Après une « période verte » où il était important de se recentrer. Difficile d’être sur tous les fronts, d’écrire sur chaque spectacle. / Frénésie quotidienne dévore les tentatives, les résolutions, les mots, les amorces de texte… Sous la mer… Noyée ou presque… Une petite musique (hawaïenne) vient de réveiller la mécanique… Les doigts s’agrandissent et se collent aux touches du clavier / Respirer. Prendre le temps. Poser le pied dans la rosée et se délecter des parfums amphigouresques.

« L’insolence de Prévert chantée et jouée à trois voix.

Passer la porte d’un Drôle d’Immeuble, suivre les amours de Marguerite, du Pasteur, du Bossu et du chien et ressortir ébouriffé de cette jungle poétique et surréaliste. Il est temps de faire son théâtre soi-même !

Un spectacle de théâtre d’objets, musical et de bricolage qui joue sur les ombres, les jeux de lumières et nous entraîne dans l’univers de Prévert, bien loin de celui des bancs d’école, dans un canevas soigneusement décousu. » Cie Amphigouri

Hier soir, se diriger vers. Contrée lointaine. Le Pata’Dôme. Le ciel est gris et cela semble être une habitude. A chaque fois le ciel est gris. Pluie. Se perdre un peu. Juste un peu. Rencontrer des chats. Le théâtre reçoit la Compagnie Amphigouri. Théâtre d’objets. Spectacle sublime que j’ai déjà vu. C’était il y a deux ans. C’était dans un drôle d’immeuble, dans une petite galerie et c’était la première rencontre. Rencontre importante et précieuse. Certaines images sont restées collées à mes pupilles. Opéra Trottoir. Poétique. Déjanté. Surréaliste. J’ai hâte. Une plongée dans l’univers de Jacques Prévert. / Et dire qu’à cet instant – certains se préparent à regarder l’Eurovision… certainement attirés par le suspens ambiant… Un moment d’anthologie ou pas… Fuir… /

Entrer. Pousser la porte. Se sentir un peu chez soi. Protégée par le bois, par cette atmosphère légère et conviviale. Ne manque que le feu dans la cheminée (et la cheminée). Un piano noir patiente. Magnifique. Morceaux de puzzle posés. Neutres. Discuter. Après quelques minutes, un homme, qui ne s’appelle pas Marguerite, entre. Il propose aux spectateurs le programme.

« La terre regarde la terre, tout le monde regarde tout le monde, personne n’y comprend rien »; « Dans chaque église il y a quelque chose qui cloche »; « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des professeurs »…

Drôle d'immeubleA chaque spectateur, son programme. Ranger le précieux document dans le porte-feuille… On ne sait jamais… Un air de folie souffle doucement. Le Pata’Dôme se transforme… Morceaux de papier… ici et là… Sur les murs, dans les failles… Partout…Les spectateurs se lèvent et se rassemblent pour écouter, voir, découvrir… Attendre sa poussière-paillette… Ecouter les choeurs… Tenter de répondre aux énigmes… Il va se passer quelque chose. Il se passe quelque chose. /Suis comme une môme. En éveil./ Nous sommes invités à gravir les marches. Percher dans les hauteurs. Patienter. Un rideau rouge. On devine les coulisses, l’espace…. Les spectateurs entrent les uns après les autres. Mangés par ce rideau… SPECTATEURS…  Appelés par une voix: « Les gens qui ont été opérés des dents de sagesse sont invités à doubler la file. Merci de votre incompréhension.; ‘Les spectateurs qui ont laissé des traces sur la vitre du Théâtre des Célestins sont invités à doubler la file; merci de votre incompréhension… » S’exécuter. File doublée. Entrer dans le sanctuaire. Panneaux abandonnés sur le sol. Chaises vides ou pleines. C’est selon le spectateur; Premier rang. Observer. Noter sur un morceau de papier… (J’ai oublié mon carnet qui n’est plus bleu-paillettes mais rouge-théâtre).

Au sol: des journaux. Ligne dessinée. Scission salle/scène. Deux escabeaux. Pile de journaux en équilibre. Une planche de bois. Des verres. Une poubelle. Casseroles. Parapluies. Tableau noir.

« Nous espérons que vous ne nous tiendrez pas rigueur de représenter devant vous un spectacle pas trop affligeant, accablant, déprimant et parfois désespérant »

Devant. Trois corps. Une bougie à la main. Souffle. Noir. Des bruits. Les sens se délivrent. Perdre ses repères. Et ça fait du bien au théâtre, on ne sait pas à quoi s’attendre si ce n’est à tout. Capharnaüm. Après l’hiver, le printemps. Après le printemps, l’été. Après l’été, l’automne. Après l’automne, l’hiver. Après l’hiver, le printemps. Après le printemps, l’été. / Un rire étrange se fait entendre. Dans les rangs. En deviner la provenance/ Localisation imparfaite/ Un personnage fait son apparition. Madame. Marionnette impressionnante. On ne peut tout dire… Il faut laisser de l’espace pour la surprise… puisqu’un jour vous irez voir ce spectacle… Jeux de mots. Contraste. Prouesse que de jouer dans cet espace, déplacements dans le noir, à l’oreille. J’ai beaucoup ri. Happée par « cet opéra comique mais triste par instants… »

Soudain. Un Immeuble. Dessiné sur un tableau. Histoire(s). « Drôle d’immeuble, drôle d’immeuble, drôle d’immeuble… » Histoire se déroule sous nos yeux… sous nos oreilles… « Les écrits s’envolent et les paroles restent… » Alors, chut… se taire… Il ne faut pas tout dire… Encore un tout petit mot…  Le Jardin poétique vous conseille vivement ce spectacle. Attention: Talents!!!

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