Du papier au carbone


Du papier au carbone. Il faut du temps… Des moments de doute. Des renforcements intérieurs. Des élans / La recherche / Travailler son outil. L’exigence. Le mécanisme est lent et nécessaire. Structurer la matière. Peu à peu, le manuscrit se dessine, se construit. Écrire. Réécrire. Supprimer. Agir… Dévoiler le projet. Dévoiler le recueil. La juste satisfaction. Le bonheur simple.

Tout reste à faire. Ne rien lâcher de ses envies. Chercher encore. Affiner. Revoir l’ordre des textes, se séparer de certaines lettres, de certains caractères. Du temps. Encore. Transmettre et attendre les retours. Demain il faudra se lancer. Deux années sont passées. Cela fait bien longtemps que je ne me suis pas confrontée à ce monstre-éditeur. J’ai changé depuis mes débuts. J’ai pris conscience de ce que je voulais et de ce que je ne voulais pas. J’ai pris conscience – aussi – de la réalité éditoriale. Difficile de publier sans réseau. Impossible peut-être… Il faudra les passer ces frontières, ces obstacles. Se donner les moyens de réussir, d’atteindre le point culminant: la publication. Essentielle! Pour obtenir des résidences. Pour écrire tout simplement. Pour que le travail soit légitime. Pour que la dualité ne soit plus la seule perspective. Pour être considéré comme un auteur à – part entière – Nous verrons. Nous verrons… La chance et le talent se conjugueront peut-être pour finaliser ce projet-carbone.

Le parcours menant à l’édition est compliqué. Il faut prendre les bonnes décisions, faire des choix opportuns. Déterminer une liste d’éditeurs. La connaissance du catalogue, de certains auteurs, de la ligne éditoriale n’est pas suffisante. Cela permet d’éviter les envois inutiles et le NON sans appel! S’armer de patience. Choisir les enveloppes. Insérer le manuscrit. Rédiger une lettre personnalisée. (L’impression de postuler…) Mettre le tout dans la petite boîte jaune. Attendre. Et se demander chaque jour – ou presque – si la réponse sera pour aujourd’hui. Il ne faut pas perdre de vue la lucidité mais il ne faut pas non plus se laisser aller au découragement…

Après deux mois d’attente, la pensée oscille… Peut-être faudrait-il se décider pour une seconde vague… Je me demande – ce soir – ce qu’il faut pour publier. Qu’en pensez-vous? Quels sont les écueils à éviter?

Publicités

3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. l'yve dit :

    33 ans d’écriture et j’attends toujours, enfin non, je n’attends plus rien, j’écris… j’ai envoyé et reçu des dizaine de refus, et le plus souvent rien, pas de réponse… mais bon, on écrit pour écrire, on ne peut pas faire autrement, on attend rien, surtout pas une résidence ou je ne sais quel ruban, colifichet… écrire et encore écrire et dire, et encore dire… et je suis encore à part, à part moi, à par ici, à part entière, à particule… j’écris, rien d’autre, jamais fait rien d’autre, dire, lire, hurler, et encore écrire…

    1. tu as raison Yve. Le dire. Le faire. L’essentiel. Mais parfois, il y a quand même des bouts de rêves, de trajectoires, d’envies d’ailleurs non pas pour la lumière mais pour le dépassement, le questionnement, la confrontation à d’autres territoires

  2. même si cette confrontation et cette réflexion existent bien sûr lors de lectures, de cabarets, de jeux-dits poétiques. Le dépassement est inscrit dans l’acte-écriture, chercher, gratter, écrire…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s