Pina und Nur Du


Director and Choreographer Pina Bausch
Set Design Peter Pabst
Costume Design Marion Cito
Musical Collaboration Andreas Eisenschneider
CollaborationJan Minarik, Marion Cito, Irene Martinez-RiosCast premiere 1996
Elena Adaeva, Regina Advento, Ruth Amarante, Rainer Behr, Andrey Berezin, Stephan Brinkmann, Chrystel Guillebeaud, Barbara Hampel, Kyomi Ichida, Daphnis Kokkinos, Bernd Marszan, Eddie Martinez, Dominique Mercy, Jan Minarik, Nazareth Panadero, Helena Pikon, Julie Shanahan, Julie Ann Stanzak, Fernando Suels, Aida Vainieri, Jean Guillaume Weis, Michael Whaites
Cast Wuppertal 2012
Rehearsal Directors:Stephan Brinkmann, Dominique Mercy, Cristiana MorgantiRegina Advento, Ruth Amarante, Pablo Aran Gimeno, Rainer Behr, Damiano Ottavio Bigi, Aleš Čuček,  Barbara Kaufmann, Ditta Miranda Jasjfi, Nayoung Kim, Daphnis Kokkinos, Eddie Martinez, Dominique Mercy, Nazareth Panadero, Helena Pikon, Fabien Prioville, Franko Schmidt, Julie Shanahan, Julie Anne Stanzak, Michael Strecker, Fernando Suels Mendoza, Aida Vainieri,Anna Wehsarg 
Photo de P. Catherinot

Pour M.G

Traverser. La France. La Belgique. L’Allemagne. Güten Tag. Avaler les kilomètres. Dans le poste, les intégrales se suivent mais ne se ressemblent pas. De l’autre côté de la vitre. Rêver. Puis écrire. Le Carnet. Les lettres s’additionnent. Wuppertal. Trajectoire symbolique. Un an après. Des bouts d’anniversaire. Alles Gute zum Geburtstag

[Chercher des jeux de mots idiots: Wupp/ Wuppy / Wuppouvez éteindre vos téléphones portables!!! C’est nul. Mais c’est drôle – peut-être… ].

Terre de Pina. Pina Bausch. Terre du Tanztheater. Terre où l’on pense à ce M. Au pas. Au corps dansé puis envoûté. La vibration sous la plante des pieds. Un souffle nouveau. Le prolongement. On envolera les pensées pour qu’elles soient folles et légères. Ouvrir les yeux en grand. Morceaux de ciel bleu. Investir le parking. Gonfler les moindres respirations pour les consommer pleinement. Dans le reflet de la rivière, le métro aérien, le tracé rouge, puis vert. La forme des arbres. Les lignes droites. Derrière les yeux / Wim Wenders / PINA / Les rêves dansants/ PINA / Des heures de voltige. Découvrir. Une affiche. Signatures de la compagnie. Murs jaunes et délavés. Sur le plan. Tour de la ville (rapide) Rien à voir. Tout à voir. Que Pina. Que le Tanztheater. Only you. Nur Du. Dans toutes les langues. Seulement TOI. Le cappuccino colore la langue. J’entends le piano. A l’intérieur de la tête. Une voix qui tourne, la robe aussi. Le rouge. La femme. Café Müller. Walzer. Une femme collée au mur. Scotchée. Viktor. Two cigarettes in the dark. Kontakhof. Se souvenir d’un soir avignonnais. D’un hommage. Celui de Platel. OUT / OUT OF CONTEXT. Et de l’autre côté de la table, des machines à écrire. Parfum de remington. Comme une transversale.

Hall. Le Monde. Murs blancs. Se frayer un chemin. Portraits / Artistes. Portes-Miroir. On sonne. C’est l’heure! Tenter l’ascension vers le deuxième balcon… Et se tromper. Deux chemins s’entrelacent et ne se rencontrent – jamais. Le parcours bleuté. Comme une erreur. Croiser un piano. Des bretzels. Revenir, réincarner les empreintes. Le point zéro. Prendre le rouge. Arriver enfin. S’asseoir. Puis changer de place. Se recroqueviller en soi pour disparaître. Plafond blanc. Sphérique. Fauteuils / Oranges / Noirs / Velours. Vue plongeante. Le presque vertige. Les rideaux sont ouverts. Prendre des notes. Des troncs immenses. Comme une forêt. Nous sommes en 1996 (date de la création).

Une première partie jouissive . De l’humour. De la fraîcheur. Le couple. Seulement toi. Seulement? Distance / Recherche / La peau / Le tissu / S’immisce / Se glisse / Se façonne, se transforme / Pique / Hurle – La FANTAISIE – La robe blanche devient nappe. Les feuilles craquent sous les pas [Parfois une tête, mange l’espace visuel du spectateur]. Un visage. Embrasse. Miaule. Lèche. Grogne. Un visage. Un autre. Devient plastique / aquarium. ARTICULATION. La vie. Le couple. La solitude aussi. La symbolique carbonisée comme cette petite maison de papier. Nous sommes en 1996 et Pina Bausch est partout. Exploitation de l’espace, de l’espace entier. La scène. La salle. La verticale. Dramatisation fragmentée où l’accumulation, la répétition épuisent les corps jusqu’à l’extrême. Pina Bausch joue sur le rythme, le ralentissement, l’accélération, l’augmentation du dispositif jusqu’à la rupture narrative ou scénique. Les corps disparaissent sous les plastiques et s’imprègnent d’eau. Se laver. Se débarrasser peut-être. Se sublimer. Variations entre solo et groupe. La corporéité prolonge la parole – de femme. La liberté… Cristiana Morganti est impressionnante. Quelle voix! La musique a également une place prépondérante… les platters, Duke Ellington, Sidney Bechet, Dinah Washington, Joe Mooney, Harlan Leonard and his Rockets, Albert Mangelsdorf .

Entracte.

Une seconde partie avec quelques longueurs. Une Femme. Robe Rouge. Rouge à lèvres. La main glisse. Se jette par terre. Hurle. Les femmes sont belles dans « cette pièce ». Attraper les cheveux à pleines mains. Reposer délicatement le corps. Comme un flottement. Entre les arbres, les couples se transforment. Paroles. Gestuelles. Pétillantes. Vociférantes.

Un dernier solo. Dominique Mercy. La Chair de poule. Part. Les danseurs envahissent le plateau. Vingt-quatre. OVATION. Après / se lever encore étourdie. Se retourner une dernière fois. Descendre les escaliers, le chemin à l’envers. Suivre le rythme des autres. Tenter la formulation allemande… Ne plus se retourner.

Quelques documents supplémentaires:

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