Voix Vives / Michael Lonsdale… de la correspondance à la voix


Avec Michael Lonsdale, JérémiePourchaut, Jules Meneboo

De l’autre côté de la palissade, on s’active. Des morceaux d’échelle apparaissent puis disparaissent. Et on se multiplie à l’extérieur, on se rêve sur une chaise… On entend ici et là les souvenirs… Rétrospective des films de Michael Lonsdale. Une voix. Un mythe. 22h30. Une silhouette apparaît. Là. Juste derrière. Dans la coulisse. Applaudissements. Les corps installent leurs empreintes dans les fauteuils. La tête se raidie, se pose – droite – sur les vertèbres. Et. Le silence. Et. La nuit. Puis les guitares. Puis la musique douce et légère. Les cordes entrent en résonance. Et. A côté. Une chaise. Une pochette. Un pupitre. Le comédien. Le cou  sous l’écharpe. [Une moto]. Joindre les mains. Regarder les feuilles, les lignes. La concentration. Derrière la forêt de grands, il faut se frayer un chemin pour apercevoir des bouts, des traces. Fermer les yeux parfois. Puis. Le silence. La brise légère. Les cheveux blancs s’envolent. Après quelques mots en préambule: « c’est très impressionnant pour moi de revoir, de relire, de partager cet univers poétique certainement complexe, allez, on se lance »… Une première lettre de Rimb’ à Théodore de Banville. La voix de Michael Lonsdale se pose dans le silence et propose la simplicité pour faire entendre le vers, la jeunesse du poète maudit. Entre les intervalles musicaux, on se glisse dans les pensées de Verlaine, de Rimbaud. Entre la poésie, la déchirure, le sentiment à l’extrémité du « je ». Le contraste des cerveaux, des cœurs… Le contraste sur scène. Entre la voix et les accords des guitaristes.Les doigts se prolongent, se grandissent. Parfois. L’arrêt. La rupture. Le trait d’humour après les passages des motos, des mobylettes. Il y a des échos dans ce jardin du Château d’eau. La main se pose sur la barbe, se recentrer. La juste émotion dans ce qu’elle a de brut – restent l’os, la membrane précieuse. Les textes emportent et on la connaît cette poésie, cette saison dans les enfers… Un coup de révolver, des amours assassins, les divagations terribles et sublimes. Une lecture simple et efficace où le spectateur transpose sa carcasse au café des Lilas. La mer n’est pas morte. La poésie n’est pas morte. Les voix des poètes surgissent du néant. Un magnifique moment.

Textes:

  • Rimbaud: Lettre à Théodore de Banville, Charleville, 24 mai 1870
  • Rimbaud: Poésies
  • Rimbaud: Lettre à Verlaine, 1871
  • Rimbaud: Poésies
  • Verlaine: Lettre à Rimbaud, Paris, le 2 avril 1872
  • Verlaine: Lettre à Rimbaud, Paris, avril 1872
  • Verlaine: Poésies
  • Verlaine: Lettre à Rimbaud, Paris, mai 1872
  • Verlaine: Poésies
  • Rimbaud: Poésies
  • Verlaine: Poésies
  • Rimbaud: Poésies
  • Verlaine: Poésies
  • Rimbaud: Lettre à Verlaine, Londres, 4 juillet 1873
  • Verlaine: Lettre à Rimbaud, en mer, 3 juillet 1873
  • Rimbaud: Lettre à Verlaine, Londres, sans date
  • Rimbaud: Lettre à Verlaine, Londres, 7 juillet 1873
  • Rimbaud: Poésies
  • Rimbaud: Acte de renonciation adressé au juge de Bruxelles, 18 juillet 1873
  • Verlaine: Dédicace à Rimbaud
  • Rimbaud: Poésies

« Michael Lonsdale est lecteur de livres audio depuis 20 ans pour les éditions Thélème« .

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