Voix vives / Anam Cara


© Pauline Catherinot

Avec: Cécile Chevrier et Sophie Chenko / Cinq participants + Un être de papier + Un chat / Durée : 1h30

L’atelier Anam cara me semble approprier ce matin. De la douceur. Découvrir encore. Descendre la rue, on ne sait plus laquelle. Jeanne d’Arc, Rapide, Paul Valéry, Serre, Grande rue Haute… On ne sait plus. Alors on marche dans des sandales rouges. Trouver la petite caravane. Personne. Que le chat qui s’allonge sur les tapis, observe longuement les silhouettes à l’intérieur de l’habitat. Attendre. Deux

© Pauline Catherinot

femmes marchent d’un bon pas. Derrière elles, une autre. Montre du doigt le chat (qui miaule). Un léger sourire sur le visage. Personne ne la voit. Pas un son ne sort de sa bouche. Le geste perdu pour le reste du monde. L’index invisible et vert. Une scène à la fois touchante et drôle. Un monsieur arrive avec une petite fille. Ils placent les tapis au grès de l’inspiration. Dix heures, l’atelier commence doucement. Cécile Chevrier nous explique le principe de l’atelier, le projet qui se construit au fur et à mesure avec Sophie Chenko. Il y aura deux « étapes » : un travail sur le corps puis un travail sur la voix. De la douceur. Se placer sur les tapis. Plus ou moins en cercle. Ouvrir les yeux ou les fermer. Se concentrer. Je ferme les yeux, je me détends. Sous les voiles blancs, les participants respirent et écoutent la voix de Cécile Chevrier. Être à l’écoute de son corps, fermer les yeux, respirer / Gonfler les ballons/ l’un après l’autre / respiration pelvienne, poser les mains sur le sacrum ; respiration ventrale / abdominale, poser les mains sur les côtes, respiration…poser les mains  au niveau des clavicules (à ne pas confondre avec les omoplates qui ne sont pas au même endroit, et bien plus compliquées à atteindre… personne n’est parfait). Hanche / Cercle / Prendre conscience des cavités. Du feu intérieur. Poser sa main sur le plexus, se détendre. Imaginer un œil, un œil de cyclope. Imaginer sa couleur… bleu, vert, violet… Imaginer qu’il voit loin, très loin. Imaginer la lumière. Souffler. Se concentrer sur la voix. Sentir la présence de Cécile Chevrier qui chuchote, replace. Je me souviens des cours que j’avais à l’université avec Jean Verdeil… Dionysos au quotidien… du bharata natyam aussi (mais je ne sais pas pourquoi). Bras se soulèvent, au-dessus de la tête, puis redescendent… souffler… la mer… l’énergie…. La tête en bas… remonter doucement, vertèbre après vertèbre… Droite…  Tourner la tête… Expirer, inspirer, expirer, inspirer. Ouvrir les yeux. La voix a changé mais on ne sait pas trop quand… Se mettre en cercle…  Sophie Chenko a pris le relais. Massage du visage, des sourcils, des tempes… bailler, BAILLER… puis chercher les zones de résonance dans son corps et plus particulièrement dans le visage, au niveau du nez. Chercher le moustique qui est en nous. Terminer par un HI !!! Mais ça part de la gorge, il faudra le travailler ce zzzzzzzzzzzz, en s’aidant des doigts. Sentir les vibrations nasales et sortir le son. Ensuite, nous avons choisi un endroit. Il fallait le choisir selon les points d’appui, avoir conscience de la pente, des trous dans le sol etc… Après se coucher… Après encore… une succession de mouvements, suivre le rythme et vivre la corporéité…  De l’intérieur c’était génial… De l’extérieur, les gens devaient se demander que l’on faisait… Peu importe, on se détendait, on était bien… Après toujours écouter de la musique, et se laisser aller, lâcher prise… Une femme en papier est assise et nous regarde. Elle est blonde et ne dit rien. Se regarder, faire des gestes ensemble. Avoir la conscience de l’autre. Après après trouver un endroit, une position… choisir le hamac… lecture d’un poème… ensuite la consigne, garder au fond de soi des mots… s’en souvenir puis les lâcher… les laisser sortir de la bouche dans l’ordre, dans le désordre, fort, doucement, rapidement, en chuchotant… Dans le hamac, je vois les nuages, mon corps est recouvert du tissus gris. Je vois le linge sécher sur les fils, les gens passer… je sens des ombres et des bras et des sacs… passer, effleurer le hamac gris et rouge. Le corps a totalement disparu… Nous ouvrons ensuite les yeux. Un dernier cadeau : se souvenir d’un dernier fou rire…

Un moment de détente – parfait – le bien-être – la destruction des ondes négatives – A recommander.

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