Contraste(s)


Sortir du théâtre. Un sac de livres à la main. Rien d’autre. A la frontière des mondes. Comme un croisement. Et puis on s’installe, on entre dans le métro – avec – dans un coin de la bouche – l’excellent gâteau au chocolat. La noisette sauvage et croustillante. On laisse derrière soi, l’excellence. On réfléchit – profondément – on fronce un sourcil puis l’autre. On ouvre le livre. Bref. On marche. On lit. On évite une épaule. Un homme. On lève les yeux. Le regard s’arrête sur un caleçon rouge. Vif. Sort du pantalon. L’élégance a disparu et c’est l’urbanité qui revient. Un léger trait d’union. Rouge passion. Rouge théâtre. Rouge sale. Englobe le fessier. Même pas sexy. ça semble ridicule et peut-être lointain. La nuit est un contraste. Pas de Juliette pour transformer les astres. Pas de Roméo pour succomber. Et si Roméo portait ce slip immonde et bien – alors -il ne serait plus Roméo.

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