Cabaret des solitudes / Résidence avec Alexandre Del Perugia (1)


Avec: Marie Rouge, Rapahaël, Stéhane, Andréane / Pédagogue: Alexandre Del Perugia

« Le Cabaret des Solitudes questionne notre petit théâtre intérieur. On étale les performances, on cherche la nouvelle star, on déballe les humains comme des monstres de foire. Où est le petit, le minuscule, l’essentiel ? Où est l’intime ? Les personnages de notre cabaret dévoilent leurs petites singularités, exposent leur solitude, soulèvent le voile de leurs petits travers, de ce qui les rend uniques et humains.Le spectacle s’enchaine sur une succession de numéros intimes, d’univers qui se croisent et se rencontrent. » Marie Rouge

Le froid du matin, l’engourdissement corporel. Les orteils sentent la paroi gelée du cuir. Le coton ne permet pas la condensation.  La friche est là, au bout de la rue. Une porte. Des figures de papier. Armées et Roses. Passer entre les toiles géantes. Un entrepôt (glacé). Pousser une autre porte et saluer l’équipe. Le froid. Sortir les papiers, le carnet, le bordel littéraire. Le ventre s’est arrondi alors le costume est resté dans les armoires. Le décrire. Premier exercice… Première question… Le rendre visible – presque vivant. Cabaret ambulant. L’installation, le praticable est scotché et ajusté…

[En attendant… Prendre un café au PMU – Place Henri. Parler de poésie et de vibrations, la problématique aquatique comme – une – vision.]

Le filage commence / S’installer à la table jaune. Crayons et Stylo. Un cercle. Un rideau en fond de scène. Bruits de plastique. Les tailleurs sont à l’extérieur. Puis entrent et disparaissent derrière le rideau noir. Apparitions et objets. Apparences et Ressemblances. Apparences et Différences. Un homme. Trois femmes. Silence. Présence s’extirpe. Un stylo qui claque et qui stresse. Un stylo qui amorce la saccade journalière.  Le son disparaît dans la coulisse. Bouche mâche, mâche, mâche, malaxe le plastique. La langue asséchée par le matériau.  Casse la dent.

[Derrière le mur blanc. Derrière les infiltrations d’eau. Derrière les vitres teintées. Un ailleurs. Un sifflet. Des cris. Tapent.]

Dans l’embrasure du rideau, la silhouette se féminise et apporte un plateau orné d’une paire de chaussures roses. Peut-être magiques. Certainement à paillettes. Un portique à roulettes, des costumes, des accessoires, des chaussures…  Passer. Traverser les mondes et s’envoler, sauter dans les dimensions sonores et invisibles. Le rapport est frontal et la carcasse se heurte à des infinis rythmés. Le dispositif interroge. Un sens. Une histoire. Le procédé est embryonnaire et propose une trajectoire différente menant à la croisée des consciences. Une ligne. Une chanson. Le filage se termine. / Alexandre del Perugia a écrit quelques mots sur une feuille blanche. L’oeil a observé. Le cercle. L’oeil a observé. Alexandre Del Perugia qui regardait le cercle et ses solitures.

Autour de la table, les artistes superposent les couches. Il fait froid. Allumer le chauffage. La soufflerie s’empare du silence. Le bout du nez est rouge. Se réchauffer avec un peu de thé et de petits gâteaux. Ecouter. Prendre des notes. Les mots renvoient à ma propre pratique. A la poésie. A la scène. Au pourquoi et au comment. Le pédagogue est impressionnant, le vocabulaire est pesé et précis.

–          Faire jouer à son jeu / gamins dans une chambre :aller dans le jeu/ne pas jouer à jouer

–          Travailler sur les croisements

–          Stéphane gonfle des ballons, R se rapproche, brise la distance, tendre le jeu, partager

–          Entendre le souffle, parle la bouche pleine

–          Voix étouffée, vas-y jette, crache

–          Le jeu que tu proposes est un amusement

–          Trouver des règles du jeu et pas des consignes

–          « quelque part tu te sers du jeu dans une relation »/rebelle mais »non pas avec les mains »

–          Mettre le doigt sur un endroit – vous ne jouez pas ensemble, tu les fais jouer

–          On devrait sentir le rire et ne pas te voir rire – car sortir de sa créature

Stéphane a peur de trop réfléchir après, propose une règle du jeu. « Je vais chercher les ballaons » /sac énorme et géant. Tirer la langue. Chaussettes rayées et roses.

Règle : on va s’amuser, on va s’amuser à se remplir es ballons de partout jusqu’à saturation

D : c’est intéressant

S :c’est pas une règle ??

D : si si, tu joues à quoi qd tu mets des ballons

S : c’est pour me transformer

D : en quoi

S : en hippopotame

D : voilà c’est ça

S : ne pas confondre la consigne et la règle, soit ils se transforment indiv soit vous en transformez un, tu vas mettre en route un imaginaire qui va devenir une vision après.

Pourquoi ils se transforment c’est toi qui va inventer ton jeu petit à petit.

–          Invasion colorée / ballons partout disparaissent

–          Est-ce que le combat de sumos envoie vers la folie (soit ça meurt par épuisement ou par pugilat) : ça ne va pas dans la dinguerie

–          Le combat de sumo n’est pas une règle mais un jeu

–          Tu as inventé un jeu de masque, ils vont faire ce qu’ils veulent, ils jouent à ça

–          Un entre-vous, vous oubliez le lien avec le public / quelle est votre réaction par rapport à elle ?

–          Etre à l’écoute :à quel endroit ça me touche ? et comment ça va vous faire réagir ? Devenez prophète petit à petit . Les visions emmènent dans le son, dans le geste

  • Est-ce que c’est comme les nuages

Figures rondes et difformes

–          Après-midi :chercher le point zéro de lachaise : immobilité puis point 0 entre deux doigts ne contrôle pas le chaise. Maîtrise là. Autre état de corps. C’est la sensation de la 4ème dimension

–          Jouer : Marie sort tous ses accessoires « on pourrait… le jeu, c’est, on a le droit à deux accessoires en même temps et après

–          Se mettre face au mur, leregarder et visualiser ce qui se joue / plusieurs jeux derrières/bribes de choses – à force : vision totale

–          Essayer d’être la ou le plus bel

–          Le plus bel à tour de rôle avec la même contrainte </ je suis en lien différent deje suis en jeu, comment tu te sens lien mais pas en jeu

–          Comment la matière vous fait changer

–          On te voit joueur, on te voit créature

–          Tu n’essayes pas une expérience, tu tentes…

Veuve noire avec une moustache enlève son voile – tu as pris la vague, la vision

Différence  entre poupée (c’est comme si je discutais avec lui) et marionnette

–          Autre jeu :  (mettre une musique) pour faire capter le passage du 3D en 4D

–          Première entrée sans musique « état de corps »

–          Tu ne peux pas contrôler ce que fait la musique à travers toi (soit la joueuse soit la créature qui force), maitrise et ne contrôle pas / comment je vais pouvoir te toucher / montrer qqch d’humain qui est de l’ordre de l’intime / ça se vit  même dans l’immobilité / en apnée / ne pense pas à respirer parce qu’on va le voir / tu risques d’être en apnée mais ce n’est pas grave / partir et arriver en marche arrière (l’œil c’est source en hébreux, source de l’émotion)

–          Les gens s’adressent à des personnes et pas à des qnn / pas obligé de regarder le qqn/maîtrise et ne contrôle pas

–          Monter et non pas descendre le monte en haut /dan sl’immobilité si t’es encompte en bas, t’esmort

–          En arrêt, qd vous marchez un pas – s’arrêter au demi-pas et pas en pas

–          Marcher le prendre comme une direction et pas comme un ordre

–          Qd tu regardes en vision tt devient appuis

–          Le non-agir : par rapport à la création / comment créer dans le non-agir, qqch de plus tranquille (garder cette mémoire-là, le vécu n’est pas transmissible), c’est je fais et ça se passe /3 états proches mais différents

–          D’habitude pour être là, tu fais toujours un peu

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