Nicolas Ramond… Comme une seconde peau


Nicolas RamondPauline Catherinot: Comment êtes-vous arrivé au théâtre?

Nicolas Ramond: Je suis venu au théâtre comme beaucoup de gens, en faisant du théâtre à l’école. Il n’y avait pas de section A3 à l’époque, mais il y avait des clubs théâtre. J’étais au club théâtre de la pension, (j’étais en pension quand j’étais petit), et c’était le seul endroit où j’arrivais à peu près à exister par rapport aux autres. J’étais très timide, c’est là où j’ai commencé à jouer. On me disait que c’était bien. Après, j’ai fait des études, mais aussi des formations sur le tas, c’est comme ça qu’on apprend le plus. Il faut rencontrer les bons professeurs.

Pauline Catherinot: La compagnie a été créée en 1992 et vous avez travaillé très tôt sur les questions de l’identité et de l’actualité. Vous vous adressez, pour reprendre vos termes, au spectateur d’aujourd’hui avec des thèmes d’aujourd’hui. Pourquoi cette démarche-là?

Nicolas Ramond: Je sortais d’une expérience, d’un travail que j’avais fait avec un metteur en scène qui s’appelait Jean-Michel Bruyère. Il s’appelle toujours Jean-Michel Bruyère. On est allé en Russie, on s’est intéressé au théâtre constructiviste. Ce théâtre est lié à l’actualité, il s’agit d’un outil politique au sens noble du terme. On peut débattre, exposer des choses, les voir sous un autre angle… Je fais du théâtre pour les gens d’aujourd’hui… ça paraît un peu bateau mais c’est ce qui m’intéresse…

Pauline Catherinot: Vous avez travaillé avec Fabienne Swiatly lors de la création du spectacle Annette, ce n’est pas votre première collaboration avec un auteur. Comment s’est passé ce travail à deux voix?

Nicolas Ramond: J’ai, en effet, travaillé il y a quelques années avec Marie Dilasser. Au départ, je devais travailler avec Marion Aubert, mais elle était enceinte. J’ai cherché quelqu’un… c’était un peu dans l’urgence. Marie Dilasser est arrivée la-dessus, elle sortait de l’ENSATT. J’ai vu un texte d’elle monté par Michel Raskine et j’ai trouvé que Marie avait une langue, une patte, une écriture intéressante. J’avais déjà un projet précis, je voulais travailler sur « l’état coma ». Je sortais d’une mise en scène sur le rêve. On parle de rêve permanent pour définir le coma… de rêve ou de cauchemar d’ailleurs. Et donc mon idée c’était ça… après Marie avait envie de parler du monde ouvrier. On a trouvé un compromis entre les deux. Cela s’est très bien passé. Je suis très content de la collaboration avec Marie, mais je crois qu’on était un peu jeunot. Le texte, au final, ne ressemblait pas du tout à ce que j’avais prévu au départ. Alors c’est bien d’être embarqué ailleurs, mais en même temps, je crois qu’aujourd’hui si nous devions retravailler ensemble, on ferait différemment. On apprend en faisant. Chaque artiste, chaque auteur a son carafon, sa manière de voir les choses.

Pauline Catherinot: Après la représentation, pendant la rencontre avec le public, vous avez dit que vous vous étiez préparé pendant vingt ans à ce spectacle… qu’il fallait ce temps-là pour que ce spectacle surgisse…

Nicolas Ramond: Quand je dis vingt ans… cela fait vingt ans ans que je fais de la mise en scène. Avec ce spectacle, il y a une certaine maturité. A chaque spectacle que je démarre, j’ai l’impression de ne pas savoir. Les spectacles se nourrissent les uns les autres, cela nous fait avancer… Et en même temps, il y a quand même une maturité qui intervient et qui fait que si ce spectacle arrive maintenant ce n’est pas un hasard. C’est la première fois que je parle de mon histoire, même si c’est quelque chose que je ne mets pas du tout en avant, que je ne souhaite pas mettre en avant. Je ne veux pas que l’on tombe dans le pathos. On va puiser dans ce que l’on est.

© Sebastien Erome

Nicolas Ramond: Il se trouve que je travaille en tant que metteur en scène de manière très fragmentaire. J’ai souvent des idées de scène, de situation ou des images qui me viennent du cinéma, de la poésie, d’un reportage, d’une rencontre ou encore d’un tableau… ça rentre dans la boîte à outil du projet. Je suis assez fragmentaire. C’est l’agencement de ces éléments, leur mise en résonance qui crée un objet artistique. Fabienne Swiatly fonctionne un peu de la même façon. C’est une des raisons pour lesquelles je lui ai demandé de travailler avec moi … Je connaissais son écriture…

Pauline Catherinot: Comment s’est passée l’écriture? Comment avez-vous travaillé? Peut-on parler d’écriture collective?

Nicolas Ramond: Dans un premier temps, je lui ai présenté le projet, je lui ai dit ce que je voulais. Elle a accepté. Très vite, elle a écrit de petites choses, on voyait sa manière de s’approprier cette histoire. Je lui ai livré de nombreux éléments: le dossier médical, les interviews. Je lui ai donné de la matière et puis je lui ai dit: “ tu as cette matière mais n’hésite pas, tu en fais ce que tu veux”. Dès le premier laboratoire, on avait déjà des éléments qu’elle avait écrits. Le premier jour, je me souviens c’était à Vénissieux, elle nous a dit: “On va aller faire un tour de voiture. Prenez un papier, un crayon…” Je lui avais dit qu’Annette n’avait pas de crises en voiture. Fabienne a mis de la musique, et on a fait le tour de Vénissieux pendant une heure. On a circulé sur le périph’ et on n’a rien dit, on a tous écrit. Ce fut notre premier atelier d’écriture en commun, après on a continué à travailler comme ça avec elle. Il en reste de petites choses. Par exemple, le “tacatoum tacatoum”(dans la scène de la voiture), il y a pas mal de choses de Charlotte, de Sylvain, d’Anne ou de moi…. tout cela passe par la moulinette Swiatly.

Pauline Catherinot: Que pourriez-vous nous dire du contact que vous avez entretenu avec les soignants pendant les laboratoires?

Nicolas Ramond: J’ai rencontré plusieurs médecins qui travaillent avec des enfants… je voulais savoir – déjà par rapport à mon histoire personnelle – où en était cette maladie aujourd’hui. Et puis je voulais voir comment les médecins vivaient tout ça… j’avais besoin de termes techniques . C’était important pour moi et puis connaître leur humanité. J’ai rencontré trois médecins, une aide-soignante et une dame qui s’occupe des enfants entre les soins. Elle a une salle d’éveil qui est très très belle. Elle les fait jouer. Il s’agissait de rencontres essentielles.

Pauline Catherinot: La scénographie semble travailler sur le déséquilibre

Nicolas Ramond: Oui, il y a une petite pente

Pauline Catherinot: Vous avez réalisé un travail important sur les corps, sur les verticales, sur les ruptures.

© Sebastien Erome

Nicolas Ramond: Benjamin Lebreton, le scénographe, m’a fait plusieurs propositions. On a affiné petit à petit le dispositif et on est arrivé à cette scénographie. Je savais que je voulais des images, mais pas trop. Je savais que je voulais travailler sur l’ombre chinoise et non sur des procédés vidéos ultra-complexes au niveau technologique. Je voulais des choses très simples. Il était d’accord. Je ne souhaitais pas de trucs qui viennent du ciel. Je sors d’un spectacle où j’ai fait beaucoup de vols, je n’avais plus envie de ça. Je préférais l’idée des voiles. On tire sur une ficelle et ça fait monter un zinzin, ça se fait à vue. Nous avons déterminé un espace cinq par cinq… l’idée étant de créer un espace qui puisse être mental… il peut symboliser une chambre ou autre chose. L’idée que cet espace puisse être très haut comme il l’était à Vénissieux, huit mètres de haut, ça vient de Benjamin. Il a voulu ça, et c’est vrai que ça marque encore plus l’isolement, ça fait un peu hôpital. Un truc de solitude, de froideur, en plus les lumières le soulignent avec des bâches plastiques qui sont tout autour. On a travaillé sur l’opposition, on peut être dans un espace très dur, très froid et en même temps, c’est très chaud. Annette a une robe jaune, elle a des couleurs chaudes sur elle. C’est comme parler de la vie. L’espace autour est également important, c’est celui du musicien, du régisseur, celui où les comédiennes sortent des personnages pour aller se changer. C’est un espace technique mais bien présent. C’est l’espace des fantômes où les costumes sont suspendus et où on les donne à voir sans vie. Des secondes peaux comme ça qui sont là un peu comme dans la salle des pendus dans les mines.

Pauline Catherinot: Le personnage d’Annette est incarné par deux comédiennes, pourquoi ce choix?

Nicolas Ramond: Il ne fallait pas identifier Annette à l’une des deux comédiennes. Pour nous, Annette, n’existe pas, on ne peut pas lui donner la parole sans passer par une incarnation, par une figuration. A des moments, c’est plus intéressant que ce soit Anne et à d’autres Charlotte. Pareil pour les parents, pour tous les rôles. Il s’agit d’inviter le spectateur à se créer sa propre Annette et à s’identifier s’il le veut.

Pauline Catherinot: Annette comme le souligne le dossier de presse a plusieurs voix…

Nicolas Ramond: On est multiple, elle aussi,

Pauline Catherinot: Quels sont les retours que vous avez eu sur la question de la normalité et de la norme?  Peut-on dire que le spectateur est bousculé par ce spectacle?

Nicolas Ramond: Je crois que ça bouscule, je crois les gens sont un peu secoués. D’ailleurs, on le voit aux applaudissements. J’ai filmé la seconde, il y a presque 20 secondes de silence complet après le dernier chant d’oiseau, c’est très très rare, les applaudissements démarrent d’un coup. J’ai des frissons à chaque fois, on est ensemble, il y a une communion.

Pauline Catherinot: je crois que l’on a besoin en tant que spectateur d’entendre ce dernier chant et de se laisser le temps

Nicolas Ramond: Oui exactement et nous aussi… Il y avait une dizaine de personnes à la générale, on avait réglé les saluts… au filage, j’interromps tout de suite après, je ne veux pas qu’il y ait de temps, c’est un temps qui ne nous appartient pas et à la générale, j’ai interrompu et je me souviens – les dix personnes qui étaient là se sont retournées et ont dit: « pourquoi tu fais ça? tu n’as pas le droit « 

© Sebastien Erome

Pauline Catherinot: ce spectacle nous entraine d’une émotion à l’autre , ce n’est pas un spectacle sombre, c’est extrêmement positif … certaines scènes hantent, elles interrogent et sont émouvantes mais en même temps, on est toujours rattrapé par de la couleur par des choses plus légères comme la scène de la voiture… avec la présence des blagues… Une spectatrice se demandait pendant la rencontre quelle était la place des blagues, j’ai trouvé que c’était juste

Nicolas Ramond: C’est une scène que l’on n’a pas testé avant la première, on avait très peur parce qu’on ne savait pas comment les gens la prendraient. J’ai hésité à la couper…  parce que… si tu veux, la première fois que tu la fais en répétition, ça te fait rire et puis la seconde fois ça ne fait plus rire du tout. Les blagues c’est du one shot. On a vraiment hésité et puis à la première on s’est rendu compte que c’était nécessaire, que Fabienne avait eu raison d’écrire ça, de désacraliser. C’est ce que dit Fabienne, on peut rire de tout, il faut rire de tout.

Pauline Catherinot: je trouve que c’est assez juste, lorsque l’on est confronté à la médecine, le rire vient souvent sauver certaines situations, on a besoin de rire

Nicolas Ramond: Et puis le rire c’est un renversement, c’est une figure de renversement du cri,

Pauline Catherinot: le rapport à la musique. Sylvain explique dans une interview que la musique est le lien avec le syndrome de West avec les impulsions électriques, les décharges électriques. Comment avez-vous travaillé?

Nicolas Ramond: Alors Sylvain, c’est un garçon qui travaille beaucoup… Prenons la chanson de la voiture, je lui avais dit: « là il faut que tu écrives une chanson et je voudrais que ce soit un clip, que tu t’amuses à faire un clip mais avec de la bidouille, à la Gondry… » . Pour moi Gondry, c’est la science des rêves… on s’amuse avec des bouts de carton et on fait machin… La chanson Where are you? est sortie un jour, je ne sais pas trop comment. Je ne sais pas comment il travaille. Il met son casque et puis tu ne sais pas… tu as l’impression qu’il la sort d’un coup. Mais en fait cela vient d’un gros boulot. Quand cette chanson est arrivée, c’était évident qu’il fallait trouver une place pour la mettre et donc c’est devenu la scène où Annette ne parle pas,  où elle est seule, abandonnée, un peu confrontée à elle-même. On a fait de nombreux essais sur le bruitage, sur le son intérieur. Sylvain travaille avec une guitare électrique et des sons et des machins etc. Il y a une part du travail qui a été faite par Christophe Allègre, l’ingénieur du son. Sylvain produit les sons, Christophe nous les fait entendre. C’est très important et Christophe est très très fort. C’est également pour ça que je voulais que les filles soient sonorisées, pour pouvoir travailler en finesse et ne pas avoir de problème (la musique va couvrant les voix). Je voulais qu’elles ne soient pas obligées de hurler et que leurs paroles nous parviennent aisément. Cela faisait longtemps que je voulais travailler avec des HF et je n’en suis pas mécontent.

Pauline Catherinot: Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées au fur et à mesure ? Et comment parvient-on à les contourner?

Nicolas Ramond: Certaines scènes ont été plus difficiles que d’autres à trouver. La scène du médicament par exemple a été dure… ça a été très long, on a fait plusieurs versions pour arriver à un truc très simple. En fait, on est arrivé à ce truc, parce qu’on s’est nourri de pleins d’autres histoires. La tension entre les deux, c’est la corde qu’on avait fait en laboratoire… On avait fait tout un travail sur le miroir, il y avait une version où elles étaient en miroir tout le temps… Elle était comme hypnotisée par le médicament, elle était contrôlée. La difficulté première a été de s’autoriser à jouer le handicap. J’ai dit aux comédiennes qu’il fallait oser. On a eu aucun retour là-dessus, alors que je me souviens au labo de Vénissieux, on avait eu quelqu’un qui nous avait dit (mais c’était positif) “quelle légitimé vous avez à jouer ça?”Quand un acteur joue un tortionnaire ou un tyran on ne se dit pas ça… tu joues Richard III, on ne te dit pas mais quelle légitimité avez-vous a joué ce personnage, non?

Pauline Catherinot: J‘ai trouvé la transformation des corps impressionnantes, il y a un travail de métamorphose

Nicolas Ramond: ça s’est fait très doucement, à force de faire des labos, on s’est beaucoup marré sur cette création. Cela a été parfois difficile, il fallait de la concentration, mais à des moments on s’est marré. Il y avait une très bonne ambiance, une très belle équipe. Je pense que ça se ressent sur le spectacle. Ce sont des gens qui sont respectueux des uns des autres.

© Sebastien Erome

Pauline Catherinot: la notion de regard, “regarde-moi ou je n’existe pas”

Nicolas Ramond: je pense que quand tu es handicapé, le regard que les gens portent sur toi, peut être un regard de compassion, ou alors les gens ne te regardent pas et ils se disent “regarde le monstre etc”. On ne se rend pas compte mais on y est extrêmement sensible, on analyse tout . Ce que je vais voir dans ton regard, dans tes yeux va me renvoyer à ce que tu vois et à ce que tu penses de moi… et d’une certaine manière au bout d’un moment ça va ou ça peut me détruire, me valoriser et c’est de ça dont on parle. « Regardez moi parce que sans votre regard je n’existe pas. » Certaines personnes dévient le regard, elles ont peur. Si je te regarde, est-ce que je ne vais pas devenir comme toi. C’est l’effet miroir.

Pauline Catherinot: Quels supports avez-vous utilisé?

Nicolas Ramond: On a beaucoup travaillé sur un bouquin qui s’appelle Figures du handicap d’une nana qui s’appelle Simone Korff Sausse. C’est extraordinaire. Ce bouquin, ça a été un livre important. Elle revisite les mythes, elle dit Œdipe par exemple, s’il a été abandonné, ce n’est pas parce qu’un oracle a dit cet enfant tuera son père et couchera avec sa mère. S’il a été abandonné, c’est parce qu’il avait un pied bot à la naissance, il avait un handicap. Or, chez les grecs, un enfant handicapé était exposé… On l’emmenait en haut d’une montagne, et on l’abandonnait. Il était livré à lui-même. C’est marrant parce quand je suis allé aux Massues rencontrer un médecin… il s’est passé quelque chose. Pendant le rendez-vous, je voyais la salle de rééducation. J’avais cette salle dans mon champ de vision, et pendant les ¾ d’heures de rendez-vous, je voyais un jeune homme – très beau d’ailleurs – qui en ¾ d’heure a réussi à se lever de sa chaise, à fait deux pas pour atteindre une barre, et à la fin, le médecin m’a dit: “vous voyez cet enfant, c’est un héros, ce qu’il vient de réaliser c’est héroïque, il apprend à marcher tous les jours. Elle a poursuivi en me disant “mes enfants sont des athlètes de haut niveau”. J’en ai encore des frissons… d’entendre cette parole sur cet enfant. L’humain c’est quand même incroyable et donc ton destin tu le réalises…  Ce bouquin est une mine d’or. C’est une dame extraordinaire J’aimerais bien l’inviter d’ailleurs pour la rencontrer. Je vais l’inviter, il faut que je le fasse.

Pauline Catherinot: Est-ce qu’il y aura des changements lors de la reprise au TNP?

Nicolas Ramond: Il y aura de petites adaptations, on est dans un espace plus petit, avec 80 spectateurs. Le spectacle tel que tu l’as vu, est comme un bébé… il est encore tout fripé. Il va bouger, grandir; les choses vont se resserrer, ça va se huiler petit à petit.

Pauline Catherinot: Quels sont les spectacles qui vous ont marqués?

Nicolas Ramond: dans ma vie de spectateur?

Pauline Catherinot: oui

Nicolas Ramond: Il y a eu plusieurs spectacles… Peter Brook, L’homme qui. Moi j’ai adoré. C’était encore une fois sur le monde médical, sur les maladies et puis il y a une autre claque, c’était … j’en ai eu beaucoup en danse des claques… Dominique Bagouet, dans un solo qui s’appelait F et Stein, c’était extraordinaire. J’ai vu beaucoup de danse. Et puis, je dirais Incendie de Wajdi Mouawad que j’avais vu à Annemasse. J’avais fait le déplacement… c’était une des premières fois qu’ils jouaient en France et un peu comme Annette à la fin du spectacle, vingt secondes de silence. Et d’un coup, ça explose, tu te dis wouah, tu as l’impression d’avoir vécu un truc, tu repars en voiture, tu es content. C’était touchant.

Pour en savoir plus sur la compagnie et Nicolas Ramond: http://www.lestransformateurs.com/compagnie/

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