Festival utoPistes / Fragments de vide


Avec: Fragan GehlkerAlexis Auffray

Fragments de vide, de pistes Je suis arrivée vers 17 heures pour assister à la répétition du jour (devant les Célestins). Derniers réglages pour le spectacle Nuage. J’ai sorti l’appareil photo et les petits Lu (pour Alexandre Tharaud… parce que les fleurs c’est périssable!). « J’ai pas su y faire J’ai pas la manière J’ai jamais eu d’ veine J’ me traîne Et j’ sens bien qu’ ça n’ira jamais J’ connais qu’ la misère J’ suis seule sur la Terre J’ l’ai pas fait exprès Non, mais…J’ai pas su y faire (…) » Il y a l’euphorie enfantine, ça court, ça tombe, ça se tord les jambes, ça se relève, ça pleure… et ça vit. Et puis, il y a le plateau et les surprises… L’équipe des Célestins s’est peu à peu rassemblée sur la place. J’ai cru – un instant – qu’un technicien tentait de remettre un câble. Ce n’était pas un technicien. Armé de chaussons, s’est attaqué à la façade, à son ascension. Vertiges. Avec une facilité déconcertante, il s’est hissé au sommet du théâtre. Vertiges. Les vertèbres craquent. Les yeux rivés vers le point culminant. La respiration au bord des lèvres… Les mains. Les pieds sur les visages de pierre. Les doigts dans les bouches, dans les creux. La piste sur la paroi.   La trajectoire verticale. Vertigo… La spirale orange se déroule. Altération des sens et de l’horizon. Résolument abrupte. Une partition corporelle revisitée. Fragan s’introduit ensuite dans le théâtre où le spectateur est invité à entrer. Les portes s’ouvrent. On se dirige vers l’orchestre ou la corbeille. Un violoniste. Des cordes sont suspendues et on cherche l’acrobate qui finit par arriver et par se lancer dans le vide. On retient sa respiration. Le coeur se serre. Le spectacle se construit entre la farce et la performance. L’accident. Le parcours semé d’embûches sur un air de Joe Dassin… Duo de cordes… Un poste écrasé par la charge, l’imprévu se construit puis disparaît dans la coulisse…

« Une ascension / Quelques aller-retour / Une descente Fragan, circassien et Alexis, sondier, tenteront plusieurs interventions courtes dans les alentours des Célestins, à l’issue de quelques jours de travail sur place. Ce travail est une tentative de questionner le réel, celui de l’homme qui décide un jour de passer sa vie à monter et descendre le long d’une corde, celui du circassien qui ne peut pas faire semblant (« jouer » un saut périlleux, c’est accepter de retomber sur la tête), celui du technicien qui intervient dans le déroulement de l’histoire (car sans lui l’histoire n’a pas lieu), celui du lieu qui fait que ce-n’est-pas-la-même-chose-ici-qu’ailleurs. » (source: blog les Célestins)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s