Dans le ventre des ruisseaux…


Les circaètes poursuivent leur ascension (au-dessus des nuages). Vol-nécrophage dans les orifices comme une saleté. En cet endroit. La [                   ] Une plongée dans la force des verticales. Les écueils brisent les plumes et s’enroulent dans les algues. Les serres disparaissent sous le plastique, trente-six, peu de centimètres pour sauter le pas… Il y a eu. Comme un cri âpre et perçant… Tout en bas / Derrière la jumelle, on regardait le ciel et on ne pensait à rien d’autre / Il fallait viser le point noir. Une seconde et – disparaissait, plus loin dans les mirages /       / Il y a eu. /

Les demi-pointures ne suffisent pas et la voûte plantaire se palme. On ne sait plus si la girouette annonce les survivances, les solitudes ou les échappées sauvages et libres. Il y a le doute dans le silence. On ne sait. Plus. On n’a jamais vraiment su. Pour déterminer l’enclos,  il faut un morceau de raison. NADINE. Guitare et Batterie  (dont on ne sait pas jouer). On sent la ferveur résistance et on mange des crudités les cheveux mal peignés. On articule et on hurle. NADINE. On hurle en silence, dans un coin du cerveau. Puisque / dans l’oxygène moite / On n’a jamais vraiment su lequel des deux chemins étaient le moins mauvais / Puisque depuis / toujours / le mauvais l’a souvent emporté sur le bon/ comme un envoûtement déclaré. On a mis de la cire dans les oreilles et on aimerait entendre se prononcer quelques particules verbales. Ils ne sont jamais là. Il faut faire avec. Il n’y a rien à entendre puisqu’ils ne disent rien. Ont peur que leurs paroles deviennent la parole. Et pourtant c’est seulement l’épaule que l’on cherche pour avancer encore un peu. ça a abîmé les années d’hier, ça a abîmé, la paroi noyée sous des litres de carbone.

Puisque / depuis toujours  dans le ventre des ruisseaux. L’ovale sur la surface, cascade de cercles (au-dessus du reflet liquide)/ C’est la démarche des albatros moins les pattes. Le silence. Le silence Pour éviter les enclos, les couloirs étroits, les nuits sans sommeil. Les réponses ne viennent pas du néant. C’est une porte close puisque c’est l’interne qui doit émettre un son. Puisqu’il faut choisir, puisqu’il faut déterminer. Je ne dors pas. J’ai appris à ne pas dormir. Sous la peau, derrière les yeux, des idées qui attaquent, qui se dérobent. Mat. Envahissement du ciel par ces oiseaux flétris, trempés par des gouttes de lait. ça change les directions  ça entraîne dans les plaines où règnent les éoliennes, où les omoplates craquent. Dans le coin gauche, du jardin, il y avait un passage. Recouvert par les ronces et les épines, ça a percé la rétine et les champignons ont poussé sur ces trajectoires. Dans le sas, je ne vois que les coins. Aucune issue ne permet la respiration, mais le pas sera peut-être plus léger ailleurs, dans d’autres contrées et pourquoi, les mots dans cet inverse là, ne reviennent-ils jamais?

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