Étoffe même du corps


 

L’Étoffe même du corps est une exposition proposée par deux photographes : Helen Martres et Cédric Matet. Je les ai rencontrés l’été dernier lors du festival Voix Vives (à Sète). L’exposition est le résultat d’une recherche et d’un travail pluridisciplinaire. Ils ont suivi, selon un protocôle, plusieurs artistes : un jeune champion de boxe,  un danseur de hip hop et de danse contemporaine une chanteuse de lyrique, un danseur de buto et un musicien de jazz multi-instrumentiste. Ils ont également collaboré avec deux sculpteurs, un groupe de swing, un auteur et un chercheur en neuro psychologie.

 » Lors de notre rencontre, nous avons été frappés par la différence de point de vue et de narration de nos travaux et de notre façon d’envisager le photographique. Attirés, stimulés par cette altérité, collaborer nous semblait comme une évidence, sous la forme d’un projet commun.  Nous nous sommes alors fixés des règles, un processus d’action. Enfin, nous avons opté pour un thème suffisamment universel pour préserver nos différences d’interprétation et issu d’une fascination commune, «Le corps».Thème universel, fascinant, nous permettant d’exploiter notre duplicité de regards, de façon et d’inspiration… Pour mener à bien ce travail,nous l’avons élaboré comme une recherche, divisée en plusieurs étapes construites ensemble à travers l’apprentissage de nos modèles. Avec le long terme comme allié, ce processus pouvait être testé et modifié au besoin. Car si l’image fixe, finie, est témoin d’un moment précis, l’avancée de nos recherches est à l’image du corps, en constante évolution., » Helen et Cédric

Le rapport au corps m’intéresse depuis longtemps. Il me semble d’ailleurs que ce lien est présent dans la plupart de mes textes. Le mot porte des traces et ses traces doivent trouver un écho. La phase d’écriture a été enrichissante, il fallait s’immerger dans un univers inconnu, s’approprier une vision du monde, du corps. J’ai travaillé de manière photographique. Il s’agissait de mémoriser certaines images ou parties d’images afin de les transcrire non de manière descriptive mais de manière corporelle ou émotionnelle. L’œil s’arrête à un endroit et cet endroit permet l’exploration. Le matériau écriture converge alors vers d’autres sens et la mémoire se multiplie, elle est celle du sujet, celle du photographe, celle de l’auteur. Trois temps pour une même photographie. Il y aura ensuite le temps du spectateur, du témoin.

L’exposition a lieu du 18 au 9 Février à la Chapelle du Quartier Haut de Sète.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s