Voix Vives / Rouge (jour 5)


 (J’en ai rêvé. L’an passé, j’en rêvais… Une scène présentée par Claudio Pozzani… )

sète

Thème: L’Ardèche et le Danolasch //     Corpus: 1/ Icrori 2/ Cave 3/ Terre de Feu 4/ Danoschk 5/ Les « sans vie » + « Petite liste » entre les textes + Extrait de « cellophane »

Il est presque 20 heures. Je me rends rue des trois journées. Je me suis changée au bureau… Une robe rouge. Une veste noire (parce qu’il ne fait pas chaud). Je place le pupitre, je vérifie les textes.  Je suis en bonne compagnie ce soir: Béatrice Machet (nous avons un point commun: nous venons toutes les deux de Châteaudun) et Claudio Pozzani. Nous échangeons quelques mots. C’est rapide mais clair et précis. Nous avons décidé, avec Béatrice, d’alterner. Cela changera un peu. Je n’ai pas vraiment répété. J’ai confiance. J’ai souvent lu ces textes. Je les connais pratiquement par coeur. Les textes prévus sont très intimes, ils parlent des racines, de l’Ardèche, de la disparition. La thématique n’est pas simple, mais devant ses proches, ça l’est devient encore moins. D’ailleurs, je ne pensais pas qu’ils seraient là ce soir. On tremble un peu. Je suis pourtant détendue.

J’ai commencé par « Icrori ». Sonorités pour rappeler l’Italie. Ironiser entre les textes. Lire quelques extraits de « Petite liste »… Moins à l’aise ce soir avec les fragments, petit flop. Peut-être que le décalage est trop grand avec les autres textes. Mais j’ai besoin de ce décalage, de cette distance. D’atteindre la légèreté pour aller plus loin dans l’interprétation. Il y a peu de monde. Il faut dire que la « concurrence » est redoutable ce soir: Juliette Gréco est programmée à 21 heures au Théâtre de la Mer (je compte bien y aller après!!) et Charles Pennequin et Natyot font une performance au Théâtre de Poche. Dur de se frayer un chemin face à ces monstres sacrés. La fille en rouge est bien peu de chose. Toute petite. Faudrait taper les talons. La langue « avale » les mots, les articule, les projette contre les vitres, entre dans les maisons (on espère que cela se fait dans la bonne humeur…). Je ne regarde pas vraiment le public. Je ne peux pas. Ils sont là. Ils regardent et leurs yeux brillent. Je sens l’émotion si forte… je dévie le regard. J’incline la tête. Je me concentre sur le texte et seulement le texte. Sur la transmission. Sur ce texte qu’il faut donner à entendre. La lecture ne sert à rien si on lit pour soi. Parfois, mes yeux s’arrêtent. Je croise le regard de Claudio (lorsqu’il garde les yeux ouverts). je m’arrête sur le bleu et je continue la marche. Là, encore, comme pour la Chapelle, j’ai cru que le texte allait m’emporter, que l’émotion allait devenir incontrôlable. Et puis, on prend de la distance. On se détend. Et on est dans ce juste équilibre.

C’était une bonne lecture je crois. Nous avons terminé un peu avant 21 heures. Claudio a filé.

Je suis restée discuter un peu. Nous partons avec Dani et Cédric vers le Théâtre de Mer pour y écouter Juliette Gréco.

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