Voix Vives / Jour 6


Se dépêcher… Juliette Gréco est attendue ce matin à 11 heures au Jardin du Château d’eau (cf point 1 de la liste des choses à faire). Ecrire quelques mots sur le carnet dans l’intention de – Regarder partout et surtout vers la petite grille verte. Les transats se remplissent. Les gens sont arrivés de bonheur dan l’espoir de- . Il est pratiquement 11 heures. Une voiture est arrêtée devant le petit portillon. Gérard Jouannest est à côté de la voiture. Juliette Gréco sort. Élégante et souriante. Une jeune femme lui prête un bras. Elle passe devant. A quelques centimètres. Radieuse. Le cœur tape fort. Elle s’installe. Catherine Fahri commence alors son interview. La voix de Juliette Gréco est profonde. Je pourrais l’écouter pendant des heures. Il y a des rêves comme – qui ne resteront que des rêves… de jolis rêves…  Je ne vais pas pouvoir assister à l’intégralité de la rencontre. J’ai une rencontre de prévue Place du Pouffre. C’est rageant (un peu)… ça tombe mal. Mais, on ne va pas se plaindre. D’ailleurs, il est l’heure. S’éclipser. S’adresser à Gérard Jouannest. Lui donner une feuille pliée. Entre maladresse, tendresse et manque de profondeur. Les mots sont plats, sans reliefs parfois. C’est terrible. Ne sont pas à la hauteur. On ne leur transmet pas la hauteur suffisante.

Rejoindre la Place du Pouffre pour une heure de rencontre: « Un poète et son éditeur » (cf article)

Nous avons ensuite été en haut de la rue Garenne pour y écouter Dani. Tee-shirt rouge. Casquette. Le loup blanc était là… Eviter le verre en plastique, quelques gestes non maîtrisés. Regarder Dani. Il est incroyable, généreux. Un talent immense. Une grande humilité. (et puis sans lui, il y a bien des conversations qui seraient restées dans les méandres de la compréhension: « Traducteur, traduisez! » – Brigitte Fontaine). Il y a un monde fou. Energie. Rythme. Tout est là. La même magie à chaque fois. Dani est le phénomène du festival, celui qu’il faut voir à tous pris et que l’on vient voir. Il en réconcilie peut-être certains avec la poésie et le festival.

Une fois n’est pas coutume. En général, après 13 heures, et bien, nous allons manger. Alors nous allons manger… Les petites habitudes… La fine équipe… Petit café. Petite pause. On se dirige ensuite vers le Parvis de la Cathédrale pour un enregistrement radiophonique avec l’immense (dans tous les sens du terme, puisqu’il est très grand): Armand Dupuy. Je sens, juste avant la lecture, l’envie de dormir, le besoin de sommeil… me rattraper. je vais lutter. Pour ceux qui voudraient écouter l’émission, vous pouvez cliquer sur le lien: http://www.rphfm.org/-Poetes-au-present,353-.html (vous cliquez à la date du 24). Armand partage la scène avec Roula Safar (et non pas… comme on a entendu) et Nasa Patapiou. L’enregistrement se fait parfois dans la confrontation, le présentateur pousse Nasa Patapiou (ça manque un peu de sensibilité) dans ses retranchements. Elle parle alors des conflits qui ont frappé son pays, de la mort de son père, de son exil (je crois que l’on peut utiliser, elle n’a pu remettre les pieds chez elle, depuis les affrontements). L’émotion est forte. Armand, quant à lui, des textes issus de Par mottes froides (éditions Le Taillis Pré).

On pourrait dire l’ignorance est un doigt, on touche

avec. On met toute sa tête dans le geste: on dévale.

Armand Dupuy, Par Mottes froides

Charlelie Couture passe à deux mètres de mon transat. Un petit signe de tête (à l’intérieur: IL Y AVAIT / IL Y A CHARLELIECOUTURRRRRREEEEEEEEEE!!!). le suivre des yeux et voir qu’il tourne, mais pourquoi tourne-t-il? Fallait rester avec nous, il ne sait pas ce qu’il manque. Il rate une lecture d’ARMANDDDDDDDDDDDUPUYYYYYYY. Mais ce n’est pas possible!!! Ma voisine de gauche ronfle. Mise à part cette exception, tout le monde est attentif. Les textes sont enveloppés. Belles maîtrises avec ces deux voix. Des croisements. Des sensibilités. Des échos. La lecture s’achèvera par un chant traditionnel. La voix de NasaPatapiou s’étrangle. Quelques larmes. Poignant! Je n’oublierai pas de sitôt cette lecture.

Ensuite, on a filé Place du Pouffre (c’est bien dans ce sens, car ça descend…). Nous allons assister aux lectures de Brigitte Baumié et de Mathilde Chabey. La rencontre a déjà commencé. Nous sommes un peu loin. Mathilde se lance dans la lecture  (en langue des signes) d’un long poème. Il faut rappeler que Mathilde est également comédienne, ce qui explique certainement son aisance, sa gestuelle, l’amplitude des mouvements, la maîtrise des expressions. Très très forte. Je regrette de ne pas être allée la voir plus souvent. Il faudra remédier à cela dans le peu de temps qu’il nous reste. C’est terrible, les jours passent à une vitesse folle. Parfois, j’aimerais revenir à ce premier jour pour que ça ne se termine jamais. On court ensuite écouter une autre lecture… Il faut remonter la rue Garenne et retourner à la Chapelle du Quartier Haut. Frank Smith reçoit aujourd’hui Cécile Richard.

Il y a globalement moins de monde…

Bref, revenons à la Chapelle. Cécile a proposé trois performances: UN « la maison »… (je préviens, je vais essayer de décrire, mais ça sera forcément mauvais… il fallait venir, la performance, c’est quelque part, l’instant…)… Cécile a collé des feuilles sur le mur, pour les recouvrir ensuite de « feutres ». DEUX Le second temps reposait sur une comptine, un enregistrement qui étit diffusé. Pendant ce temps, Cécile était par terre, sur le ventre, sur une feuille immense. peinture noire. Ecrire encore et encore la même comptine. Coudes. Bras recouverts de NOIR. Comptine encore. Se retourner. revenir au point de départ. TROIS… Les chroniques « animales ». Un mort. Un plastique. Recouvrir le corps entièrement de sacs plastiques. Les gens ont beaucoup ri. « ça tient chaud? » une voix (jeune et blonde) au fond de la Chapelle après la performance. Après cela, il faut reprendre son souffle, enlever les sacs et répondre aux questions. Sens de la répartie. J’aime le ton décalé, sans détours. La voix de Cécile Richard ne prend pas les chemins de traverse, elle avance avec sa vérité, son dynamisme, sa fraîcheur. J’ai l’impression que l’humour et l’enfance sont au coeur de son travail (les animaux aussi peut-être, pour les sacs plastiques on ne sait pas…). Cécile Richard… qu’il faudra revoir!

Je crois qu’après nous avons dû faire une petite pause, ensuite j’avais une lecture (cf article) et après et bien nous sommes allés voir notre ami Dominique Massaut rue des Trois Journées. Claudio Pozzani a lu un texte de Dominique. Belle énergie. Une grande énergie. Il faut que j’arrête avec les compliments… Dominique fait partie de ces gens où dès le départ, dès la première soirée, j’ai pensé: « il faudrait aller lui parler… » Nous avons terminé la soirée au Jardin du Château d’eau avec la fille au rouleau.

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