Cauchemard


Fourmis dans le bras. Sonnette Sonnette Sonnette. ça m’arrache du sommeil. Visions cauchemardesques de ces rêves atroces. L’utilité peut-être de résoudre la vie sous-jacente. Un bras qui se nécrose comme une carie qu’on aurait laissé pourrir, qui ne tiendrait presque plus. Aller dans un cabinet spécialisé avec à sa tête un éminent spécialiste. Impossible à atteindre. Trop de monde. Trop d’assistants. Bâtisse immense. Murs blancs. Bras douloureux. On palpe. Les doigts sont noirs. Le médecin ausculte. Et dit qu’il faut arracher. Pas seulement la main. La main droite. Celle qui écrit. Mais la main, le bras jusqu’à l’épaule. Il tape. Force les os qui deviennent mous. Qui n’ont plus de vitalité. L’amputation est le seul choix. On ne peut revenir en arrière. Le geste médical a engendré une accélération du pourrissement. Il faut arracher et greffer le bras d’un mort. Alors la morgue, le choix du membre. Le bras trop long, plus long que l’autre… ça dénote… Pas un bras d’auteur, un bras qui refuse d’écrire. Sonnette Sonnette Sonnette. Ouvrir les yeux. Respirer.

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