Résidence / Sonnette Sonnette Sonnette (jour 3)


Sonnette Sonnette Sonnette. Ouvrir les yeux. Attendre. Ne pas se lever. C’est peut-être quelqu’un. Quelqu’un qui ne sait pas que – Sonnette Sonnette Sonnette. Arracher le drap.  Ne pas se lever. C’est peut-être quelqu’un. Quelqu’un qui ne sait pas que – Sonnette Sonnette Sonnette. SE décider à descendre finalement et à ouvrir la porte. C’est quelqu’un. Trois quelqu’un. Deux gendarmes et un voisin. Qui demandent à ce que la voiture soit déplacée. Quelle voiture? C’est le matin, je suis dans la brume. Mélanger le vocabulaire. Réagir finalement.

Ne pas se recoucher. Trop tard. [Il y a une boum de l’autre côté de la rue, le dimanche matin est festif à Teyran: Les démons de minuit, Stone et Charden…] Sortir la tête. Des gens attendent à la Brasserie des Poètes (c’est son véritable nom). Il va se passer quelque chose. Sont tournés vers la route. Quelque chose va apparaître. J’aimerais que ce soit des chevaux, des voitures anciennes. La maison est calme. Cela contraste avec la rue qui s’agite. On entend des cloches? La table porte encore les traces du travail de la veille: feuilles, livres, stylos. Le temps s’est arrêté. La cuisine baigne dans les évaporations poétiques.

Je révise les quelques signes appris: la tortue, travailler, mignon, magnifique, bonjour, bonne nuit, le matin, le soir, le présent, le lendemain, la bière, le vin, le thé, le café, peut-être, langue des signes, plantes médicinales, guérir, ici, rouge, poème… [merci de couper le moteur, c’est juste sous la fenêtre et c’est violent ce matin]

Petit déjeuner sur la terrasse. Le soleil monte doucement. Il fait bon. Le thé infuse. Fromage. Beurre. Miel et pain frais. Table de cueilleuse: avec du thym, du fenouil et quelques plantes dont je ne sais plus le nom. Il faut absolument que je trouve le début d’un texte ce matin. Un fragment serait un bon début.

Devant le Pétrof… la tentative mais les oreilles sont prises dans une sorte de nuage sonore. Placé sous les fenêtres. Forcément, des voitures anciennes (de course) sont juste en bas. Quatre voitures. Arrêter. Boire un café et sortir. Il y a bien plus de quatre voitures et la musique ne vient pas de chez le voisin mais de la rue, de la brasserie des poètes. On se dirige vers le tabac presse. Acheter un livre: Le Quatrième mur. S’arrêter à la terrasse d’un café. Parler de littérature, de musique, du rapport à la langue. De la liberté et d’ailleurs en remontant, l’attention se porte sur l’impasse de la liberté… Une fois à la maison, se diriger vers la terrasse et organiser une lecture à peine sauvage: journaux et ouvrage. Lire au soleil. Lire… Apprendre de nouveaux signes. Rire.

Brigitte rappelle quelques éléments quant à la résidence, elle précise les attentes autour de la traduction. Le travail ne va pas manquer. C’est bien. C’est de l’énergie positive!!!

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