Lettre à … (4)


Cher…,

Plus ça va et moins j’écris. Je parle. Je parle. Je parle. Les mains s’agitent. Mais je n’écris plus. Ce n’est pas aride, c’est le jour qui passe trop vite. Et pourtant que cette journée fut longue. Pas couchée. Plage. Nuit blanche. Nuit blanche sur la plage. Boire du vin avec du coca. Ce n’est pas vraiment bon. Ce serait plutôt un sacrilège mais l’ambiance est sympa. Ciel magnifique: étoilé. Les vagues. Le vent. M. a froid. Tente d’approcher le sol et de dormir un peu. J’ai regardé là-haut, j’ai scruté l’espace noir à la recherche d’une étoile filante, d’un éclair dans la nuit. Formuler le vœu sous les paupières. Il fait froid. Les orteils rentrent sous la peau. On cache la gorge. On s’enroule.

La journée, ou le prolongement de la journée a commencé avec cette lecture sur la plage: un musicien et trois poètes. Nous sommes ensuite montés dans une voiture. Portière qui ne ferme pas. Café et croissant aux halles… ça tire un peu. Dormir une  heure. ET y retourner.

Plus ça va, et moins j’écris. Je parle. Je parle. Je parle. Le temps est mélangé. Je prends les fragments comme ils me viennent. Il est techniquement deux heures du matin. Dans les faits, je me suis arrêtée à cette heure-là pour dormir, j’ai stoppé l’écriture et j’ai dormi. Imaginons qu’il est 2 heures et que je t’écris. Imaginons que je n’ai pas sommeil. Tu remarqueras, ces lettres sont le sommeil, l’écriture du sommeil. Il est deux heures donc et je ne dors pas. Je t’écris à ce bureau… câble tendu. Electricité. Belle soirée au bar du plateau. On parle cinéma dans une ambiance festive. Grande table où la musique s’est invitée. Chant et accordéon. Alicia et sont mari ont dit un poème. Moment magique. Elan du cœur. Je n’avais pas envie de quitter le café, les gens… ça remplit la vie, ça te rend plus heureux, plus léger. Mais si je ne pars pas, alors demain, il me sera impossible de me rendre disponible pour le reste. Pardon pour les répétitions et l’écrit statique. Tu aurais aimé. Patience, les articles, les textes sur le festival arrivent ou viendront. Mais connexion compliquée. Je me lie au monde virtuel par éclats. Bien à toi. Le petit déjeuner est arrivé.

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. aurorec dit :

    Très bien écris

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