Lettre à … (6)


Un matin, ciel gris

Bar du plateau,

Cher …,

Je change de lieu, d’heure pour t’écrire. J’ai décidé de prendre davantage de temps ce matin, d’attraper les secondes pour les coucher ici. IL a plu cette nuit. Une pluie fine et froide. Lili Frikh lit. « Rien de plus méprisé. Rien de plus nécessaire. Rien de plus rare (…) Rien de plus humilié. Rien de plus nouveau. Rien de plus fou. Rien. Rien. Rien que la sincérité » C’est beau!!! Voix douce, presque fragile. Ecriture profonde. J’ai la chair de poule. Elle est là. Pas de page blanche. Paupières closes, mains près du visage. Belle. Belle Lili. Elle s’apprête à dire pour la première fois un texte sur Casanova avec une bande son. Il y a une moto qui hurle à ma droite, cela parasite. « Quand j’étais poupée, je ne mentais p, je laissais tous les fils visibles et les trous du visage ouverts sans paupières ». Musique fée. « Les poupées parlent sans le dire. Sans le dire je voulais que tu soulèves, que tu enlèves, que tu déchires …  » Coupure. Coupure de la connexion. Disparition du texte. Comme c’est rageant. La lecture vient de se terminer.

La journée a commencé (j’oubliais de te le dire) par un café et un croissant. Petite session d’écriture avec C. Le plaisir d’écriture à deux. Je poursuivrai cette lettre plus ta

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