Juliette Gréco au Théâtre des Champs Elysés


Pour A.L.

Paname… La nuit noire. La Tour Eiffel est à quelques battements d’ailes. Pas de vent. Le soleil a mis son pyjama… Toi tu t’allumes et dans tes bas
Y a messieur Haussmann qui te fait du plat… PanameLe Ticket est dans le sac. Pas de plis. Parce que précieux. De longs mois accrochés sur le frigo. Le cadeau d’anniversaire. L’idée lumineuse. On arrive. On se rapproche. On remonte/On »remonde » le boulevard Montaigne (lapsus que je laisse, ça me plaît bien, faudrait remonder!!!). Quelques vitrines. Poitrine toute légère. Et viens m’aimer comme autrefois La nuit surtout quand toi et moi On marchait vers on ne savait quoi… Paname… On espère entendre quelques chansons…  J’arrive ; C’était un train de nuit; Un petit poisson… Paname. C’est beau. C’est la ville magnifique. Je pourrais habiter ici. Me perdre dans les recoins. Me promener sur les bords de la Seine. Suivre les chats noirs dans les cours intérieures. Là, où les bouchers s’activent dans les coulisses de la boutique. Là, où la fontaine est recouverte de verdure. Là, où le silence est presque entier. Paname.

Théâtre des Champs Elysés. Le numéro 15. Le numéro parfait. Le coup de paupière indirect… Du monde. Sur le trottoir. Des vigiles en haut des marches. Division des entités. Ouvrir le sac. Ouvrir le manteau. On ne rentrera plus dans les théâtres avec légèreté. C’est étrange. Il y a quelques mois, on ouvrait les sacs aussi. Débusquer le téléphone. Prendre le bouchon de la bouteille en plastique. Je trouvais cela absurde… C’est la taille qu’il faut scruter. On cherche les explosifs. Je bouche mes oreilles. Je décale de quelques centimètres le regard pour revenir au banal, au quotidien… Réduire cet acte à ce qu’il a de plus minuscule, de plus insignifiant et… Nous nous aimions le temps d’une chanson, d’un concert. Répandre la vie. Avec le temps, tout s’en va… Je rentre. J’ai des ailes dans le dos. Je regarde les murs, les escaliers blancs, la décoration de ce lieu. Il y a foule. Mon corps s’arrête devant les disques. On se sépare ici. Parce que l’un est pair. L’autre impair. On partagera à distance.

Rideau peint. Strapontin. G en lettres d’or. Le G incrusté dans le parquet Le G de Gréco. La place 20. G20. Le ballet de l’ouvreuse. Elle enfouit de petites pièces dans la sacoche noire. Ambiance guindée. Observer le plafond « du coeur de l’homme de toutes les voix de la nature jaillit la divine symphonie ». Les talons de l’ouvreuse. L’accent. Le bruit des pièces. Le merci. « Et voilà pour vous ». Sonnerie. Le concert va commencer. Musique d’ambiance… Jazz et Guitare sèche… et ça sonne toujours. Elle est de l’autre côté de ce rideau peint. J’imagine (et ce texte est une bouillie atroce, je ne parviens pas – pour le moment – à trouver le petit éclat qui s’est greffé ce soir-là dans la peau).

en cours d’écriture

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