Cher… En Ardèche


Cher…

Je n’avais pas remis les pieds en Ardèche depuis. Depuis bien longtemps. Depuis bien trop longtemps. J’avais décidé que. J’avais décidé que je n’y retournerai pas. Jamais. Parce que. L’Ardèche c’était elle. Parce que. L’Ardèche c’est elle. C’était l’endroit. Celui que j’avais choisi. Ciel improbable aux étoiles sublimes. Ciel. Le dos sur le mur chaud, je contemplais dans le silence la nappe noire. J’aimais. J’aimais intensément vivre là bas. ET. Il aura fallu trois années, peut être davantage pour la retrouver cette terre. Ce sont les mots qui m’ont menée là bas, les mots et les artistes. J’ai pensé à elle et c’est certainement à elle que je m’adresse d’abord et puis à toi. A toi aussi parce que j’ai écrit, parce que j’ai rêvé, parce que j’ai pensé à ces expériences littéraires. C’est la matière mot dans ce qu’elle ad’artisanale qui m’a poussée ici. Tu vois, j’abandonne le « là bas » pour un ici. Trois lettres. Plus efficaces. Le soleil a tapé. Les bras ont rougi. Que j’étais bien dans cette nature, dans ce paysage entourée par ce nombre, par les toiles, les sculptures. Il aura fallu Désaignes. Il aura fallu! Et ce fut beau! Le travail. La palpitation. La bière aussi. Les tartes à la courge. Les cerises rouges à tacher les lèvres et la peau. J’écris. Dans un couloir de vent. J’écris. Je ne m’occupe pas du bruit. C’est lui qui m’occupe. Et c’est bien! Je suis bien entourée. E est à ma droite. F à ma gauche. Non, ne me dis pas… ce n’est pas la bataille navale je t’assure. Je préserve de manière paradoxale… Regarde le ciel, je t’envoie des nuages!!! Regarde le ciel, je t’envoie des textes. Je change de cher. Je passe à ce elle. M…. je n’ai pas pleuré. Je n’ai pas versé de larmes. Le coeur n’était pas serré. Au contraire. Les ailes. Les souvenirs. Les volets gris. Les pierres. Il y a la parole des pierres. On ne les écoute pas assez. Les pierres. J’ai regardé les façades. J’ai bu de l’eau de source. J’ai songé m’évader et plonger dans l’eau verte… la première rivière venue… Qu’elle est belle ton Ardèche! J’étais avec toi. Et c’était bien. C’était bien!!! Je te rêve dans la peau colorée et urbaine. J’ai acheté une danseuse. Une robe de métal pour me pâmer. Pour te ressembler aussi. Je n’ai pas cédé. La clarté oculaire: avalée! Comme un sucre sur la langue. ICI. Je ne m’affale pas. ICI. Je me prolonge. Je me lance.

Bien à toi!

P.

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